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- La personnalité narcissique
La personnalité narcissique fait partie du groupe B, les personnalités théâtrales, dramatiques et erratiques (dites non stables) selon le DSM-5. “C’est un mode général de fantaisies ou de comportements grandioses, de besoin d'être admiré(e) et de manque d’empathie qui apparaît au commencement de l'âge adulte et est présent dans différentes situations”. La prévalence est de 0 à 6,2% au sein de la population générale. Les hommes représenteraient 50 à 75% des troubles de la personnalité narcissique. Le CIM 10 (Classification des Maladies Internationales) ne reconnaît pas la personnalité narcissique comme un trouble de la personnalité. Elle le classifie dans les critères provisoires pour certains troubles. Elle demande à ce que des études plus approfondies soient effectuées pour lever le doute sur certains éléments incertains. Un diagnostic chez un psychiatre ou un médecin traitant est à effectuer pour définir la présence ou non de ce trouble de la personnalité. Il peut parfois etre confondu avec le trouble de la personnalité histrionique (pour en savoir plus sur le sujet, c'est ici). Au moins 5 critères sont à diagnostiqués parmi les suivants pour répondre à un trouble de la personnalité narcissique : un sens grandiose de sa propre importance. Elle surestime ses relations et ses capacités, elle s’attend à être reconnue comme supérieur sans avoir fait quelque chose. est absorbée par des fantaisies de succès illimité, de beauté, de splendeur, de pouvoir ou d’amour idéal. Elle est dans une perpétuelle recherche de quelque chose d' inatteignable. pense être spéciale et unique et ne pouvoir être admise ou comprise que par des institutions ou des gens spéciaux et de haut niveau a un besoin extrême d'être admirée pense que tout lui est dû : elle s’attend sans raison valable à recevoir un traitement particulier et que ses envies et désirs soient systématiquement satisfaits. “Tout doit lui être servi sur un plateau en argent”. exploite les autres pour arriver à ses fins. Les relations intimes sont très complexes à établir car la personne en face à un sentiment d'être utilisée. un manque d’empathie : n’est pas disposée à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d’autrui (à ne pas confondre avec la personnalité antisociale qui, elle, fait exprès de gêner les gens). elle est jalouse souvent des autres et croit que les autres sont jaloux d’elle. On retrouve ici quelques traits de la personnalité paranoïaque, avec de la méfiance est arrogante et hautaine et est vue comme pédante Les caractéristiques de la personnalité narcissique On retrouve des éléments qui l’a caractérise : besoin constant de se mettre en avant alors qu’elle souffre d’un profond déficit de l’estime de soi besoin de l’admiration des autres mais méprise ses admirateurs préoccupation excessive de soi qui va en général coïncider avec une adaptation sociale uniforme et efficace (à la différence de la personnalité borderline, pour en savoir plus ici) relations intimes compliquées et perturbées profil professionnel où l’ego est flatté : présent dans les institutions académiques, les postes de direction de grands groupes industriels, à la tête d’entreprise, chef de groupe politique… Otto Kenberg, psychiatre et psychanalyste autrichien décrit cette personnalité par : une préoccupation extrême de soi, un égocentrisme surdimensionné une hyper assurance vaniteuse une hypertrophie du Moi, une confiance en soi extrême un grand besoin d'être aimé et admiré un grand besoin de compliments, d’encouragements… un amour du pouvoir et du commandement une ambition sans limite, un désir de briller, des fantasmes grandioses une survalorisation de soi et une dévalorisation des autres jusqu’à aller écraser les autres une jalousie et une idéalisation des personnes idolâtrées pour ensuite les faire tomber de leur piédestal et les dévaloriser une surface charmante, plaisante mais avec un fond froid et rude une très faible empathie (voire inexistante), une profonde déficience dans la capacité à aimer et la sollicitude des réactions de colère et de rage destructrice en cas d’échec hyperactif mais s’ennui très vite, une insatisfaction perpétuelle Dans les personnalités publiques connues qui ont développé le trouble de la personnalité narcissique, on retrouve Louis XIV, Napoléon Bonaparte. Les causes de la personnalité narcissique A priori, un défaut de maternage (comme la personnalité borderline) serait une des causes possibles. Il existerait une prédominance de figures maternelles froides, narcissiques ou hyper protectrices. L’enfant n’est alors pas regardé pour lui-même, le parent ne lui a pas porté un intérêt suffisant. Il s’est ainsi créé par lui-même, se créer un environnement porteur avec pour unique référence lui-même, n’ayant pu s’appuyer sur des figures extérieures. Au début, il s’est adapté en fonction d’une situation anxiogène en créant ce Soi narcissique pour se protéger. Ensuite, il se met à dévaloriser les autres personnes pour ne pas se sentir en danger et leur demande sans cesse à être regardé, admiré, valorisé… A ne pas confondre avec la personnalité borderline. Chez le narcissique, on retrouve : un soi grandiose et intégré une adaptation sociale constante et uniforme une absence d’auto destruction et de peur une rage narcissique quasi constante Tandis que chez le borderline, on retrouve : un soi grandiose alterné avec de la dévalorisation une inadaptation ou une insécurité sociale des actes autodestructeurs une alternance entre amour et rage destructrice Pour en savoir plus sur d'autres types de troubles de la personnalité, vous trouverez des articles sur la personnalité évitante ici ou encore dépendante ici Quelles sont les solutions envisageables ? Il est indispensable d’aller faire un diagnostic chez un médecin traitant ou psychiatre pour évaluer le trouble éventuel. Toutefois, on retrouve très peu de personnalités narcissiques qui souhaitent avoir un suivi. En complément d’une psychothérapie, un accompagnement en hypnose sur plusieurs séances peut accompagner le sujet. C'est avec plaisir d'échanger si vous avez la moindre question. Retrouvez toutes les informations sur l'hypnose ainsi que mes coordonnées ici Si l'article vous a plu, n'hésitez pas à le partager :) Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20
- Le contrôle excessif, comment apprendre à le gérer
Le besoin de contrôle fait partie du fonctionnement humain. Tous les êtres humains, chacun à leur manière et à un degré différent, tentent d'anticiper les événements, d'organiser sa vie quotidienne, d'éviter les erreurs et de sécuriser son environnement. C’est un besoin naturel, avec pour objectif de diminuer l’incertitude, de prendre des décisions, de se sentir compétent.e et en sécurité. Dans certains cas de figure, le contrôle est même primordial. Il aide à gérer des responsabilités, à atteindre des objectifs, à protéger ce qui compte pour nous... Mais lorsque la recherche de maîtrise devient trop forte, rigide ou permanente, elle peut progressivement se transformer en anxiété, générer des tensions relationnelles et de l’épuisement. Le besoin de contrôle, partant d’une bonne intention d’aider, se transforme alors en une tentative anxieuse d’éviter l’inconfort, l’imprévu ou la peur de perdre la maîtrise de soi, des autres ou de la situation. POURQUOI AVONS-NOUS BESOIN DE CONTROLER ? Le contrôle répond à un besoin de sécurité intérieure. Lorsque nous avons la sensation de maîtriser une situation, nous ressentons une plus grande stabilité émotionnelle. À l’opposé, l’incertitude peut faire écho à des peurs profondes comme la peur de l’échec, du rejet, de l’erreur, de la critique, de la perte… Certaines personnes développent ce besoin plus fortement souvent en raison de leur histoire personnelle. Une enfance avec beaucoup d'imprévisibilité, un environnement instable, de nombreuses critiques, de la négligence émotionnelle ou des expériences difficiles peuvent conduire à rechercher un contrôle constant pour éviter de revivre un sentiment d’insécurité. Le contrôle peut devenir une stratégie d’adaptation : tout anticiper pour éviter les mauvaises surprises vérifier plusieurs fois organiser chaque détail vouloir que les choses se déroulent exactement comme prévu avoir du mal à déléguer chercher à maîtriser ses émotions ou celles des autres … Cette stratégie peut fonctionner temporairement. Elle peut donner une sensation d’efficacité, de puissance ou de protection. Mais elle a aussi un coût psychologique/émotionnel important lorsqu’elle devient excessive. LES ASPECTS POSITIFS DU CONTROLE Il est important de se souvenir que le contrôle n’est pas négatif en soi. Une personne organisée, rigoureuse et prévoyante possède de grandes qualités comme le sens des responsabilités, la capacité d’anticipation, l'efficacité professionnelle, la fiabilité, la gestion des priorités et des risques, la persévérance... De plus, dans le monde professionnel, ces compétences sont souvent valorisées. Les personnes ayant un fort besoin de contrôle sont souvent investies, consciencieuses et exigeantes dans leur travail. Elles aiment que les choses soient bien faites et leurs ressources peuvent être très utiles dans les métiers tels que gestionnaires, entrepreneurs, responsables d’équipe… Dans la vie personnelle aussi, cette ressource peut être rassurante pour préparer un projet, organiser un voyage, gérer un budget, planifier des objectifs de vie ... Le problème surgit quand le contrôle devient une nécessité absolue pour calmer l’anxiété intérieure. Quand le contrôle devient excessif Le besoin de contrôle devient problématique lorsqu’il prend trop de place dans la vie personnelle et/ou professionnelle et génére de la souffrance chez la personne. Il empêche alors la souplesse, la spontanéité ou l’adaptation. La personne peut alors ressentir : une difficulté à supporter l’imprévu une anxiété importante lorsque les choses échappent à son contrôle une tension mentale constante un perfectionnisme excessif une peur de l’erreur une hypervigilance une fatigue importante ... Certaines personnes cherchent à tout vérifier, à anticiper tous les scénarios possibles ou encore à garder la maîtrise sur chaque détail. D’autres vont avoir besoin de contrôler leurs émotions, leur image, leurs relations ou parfois même les réactions des autres. Cette recherche constante de contrôle devient paradoxale : plus la personne cherche à maîtriser, plus elle développe de l’anxiété face à ce qui lui échappe, la réalité restant imprévisible. Aucun individu ne peut tout contrôler. Le contrôle excessif dans la vie personnelle Dans les relations personnelles, le besoin de contrôle peut être source de fortes tensions. La personne peut avoir du mal à faire confiance, à accepter que l’autre fonctionne différemment, à lâcher prise, à accepter les changements, à tolérer l’incertitude affective... Cela peut amener : un besoin de savoir constamment des attentes très élevées des difficultés à déléguer les tâches du quotidien une tendance à vouloir décider pour les autres une surveillance excessive des conflits liés à l’organisation ou à la manière de faire … Le contrôle peut survenir de manière plus subtile : vouloir maîtriser l’image renvoyée, cacher ses émotions, sa vulnérabilité ou chercher à paraître toujours fort.e. Sur du long terme, cette manière de fonctionner peut être épuisante et isolante. Elle bloque souvent à une véritable détente émotionnelle et peut limiter la profondeur des relations. Le contrôle excessif dans la vie professionnelle Dans le monde du travail, le besoin de contrôle est souvent valorisé, notamment dans les sphères compétitives ou exigeantes. Cependant, lorsqu’il devient excessif, il peut amener à : une surcharge mentale du stress chronique des difficultés à travailler en équipe un perfectionnisme paralysant un épuisement professionnel ... Certaines personnes ont du mal à déléguer car elles sont convaincus que personne ne fera “aussi bien”. Elles vérifient tout, reprennent le travail des autres ou veulent tout superviser. Cette attitude peut amener des tensions relationnelles et générer une pression importante, autant pour la personne concernée que pour son entourage professionnel. Le contrôle excessif freine souvent la créativité. Vouloir tout planifier laisse peu de place à l’expérimentation, à l’intuition ou à l’adaptation spontanée. Chez certaines personnes, cette quête de contrôle conduit de manière progressive au burnout. Le mental est constamment en alerte, incapable de relâcher la pression. Un épuisement s’en suit. Pour en savoir plus sur le burnout, c’est ici Le lien entre contrôle excessif et anxiété Le besoin de contrôle est souvent en corrélation avec l’anxiété. Contrôler devient alors une manière de tenter de diminuer l’inquiétude intérieure. Mais, plus la personne tente d’éviter l’incertitude, plus elle devient sensible à tout ce qui pourrait lui échapper. Le cerveau finit par associer le lâcher-prise/le relâchement/la détente à un danger potentiel. Certaines personnes vont même ressentir une culpabilité lorsqu’elles ne contrôlent pas suffisamment les choses selon leurs critères. Elles ont l’impression qu’elles doivent être vigilantes ou responsables de pratiquement tout. Cependant, vouloir tout contrôler est mission impossible, ce qui amène souvent des frustration, de la colère ou un sentiment d’échec. Pour en savoir plus sur l'anxiété, c'est ici Beaucoup de personnes associent souvent le lâcher prise à l’abandon, au laisser-aller ou au manque de responsabilité. En vrai, le lâcher prise pourrait se comprendre comme accepter qu’il existe une différence entre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous. L’idée n’est pas de devenir passif mais de gagner en flexibilité intérieure. Accepter l’incertitude permet progressivement de : réduire la pression mentale mieux gérer ses émotions gagner en sérénité améliorer ses relations développer plus de confiance en soi et en la vie Cela demande souvent de cheminer dans un travail intérieur, d’autant plus lorsque le besoin de contrôle est ancien et/ou profondément ancré. Pour en savoir plus sur le lâcher prise, c’est ici Comment apaiser un contrôle excessif ? Plusieurs approches peuvent aider à retrouver un meilleur équilibre : apprendre à identifier les situations qui déclenchent l’anxiété travailler sur les croyances liées à la peur de l’erreur ou de l’échec accepter progressivement l’imprévu développer plus de d'apaisement et de sécurité intérieur pratiquer des techniques de relaxation ou de respiration réapprendre à écouter ses émotions s’autoriser l’imperfection ... L’objectif n’est pas de supprimer totalement le contrôle qui est indispensable dans certaines situations mais de retrouver de la souplesse. Certaines approches thérapeutiques, comme l’hypnose, peuvent aider à apaiser les tensions internes associées à l’insécurité, l’hypervigilance et le besoin excessif de contrôle. Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20 Pour aller plus loin Psychologies.com
- La personnalité schizoïde
La personnalité schizoïde se caractérise par un détachement des relations sociales et une froideur émotionnelle, une forme de retrait. La prévalence est de 3,1% à 4,9% de la population générale. Cette personnalité est plus souvent présente chez les hommes. D’après le DSM, dix troubles de la personnalité sont regroupés en trois groupes fondés sur des similarités descriptives. Le groupe A correspond aux personnalités froides, bizarres ou excentriques et inclut les personnalités schizoïde, paranoïaque et schizotypique (pour en savoir plus sur la personnalité schizotypique, c'est ici). 4 critères au minimum doivent être présents parmi les critères ci-dessous pour valider un trouble de la personnalité schizoïde: pas de recherche ni d’envie d’avoir des relations proches, y compris les relations familiales. Le CIM-10 met en évidence une indifférence nette aux normes et conventions sociales. Quand elles ne sont pas respectées, ce n’est pas intentionnelles de leur part (au contraire du trouble de la personnalité antisociale). choisi presque toujours des activités solitaires ont peu de relations amoureuses, se mettent rarement en relation longue peu ou pas d'intérêt pour les relations sexuelles avec d’autres personnes n’éprouve du plaisir que dans de rares activités, voire aucune ex : jeux vidéos... n’a pas d’amis proches ou de confidents. Il ne désire pas en avoir, c’est un choix personnel de la solitude semble indifférent aux critiques et aux éloges des autres émoussement de l’affectivité préoccupation excessive par l’imaginaire et l’introspection capacité limitée à exprimer aussi bien des sentiments agréables, chaleureux et tendres envers les autres que des sentiments plus désagréables tels que de la colère semble indifférent ou parfois hautain, souvent parce qu’il a une mauvaise image de lui-même et/ou a besoin de garder une distance pour se protéger. Il a peur de l’intrusion par autrui. possède une armure de protection, doit s’ouvrir pour pouvoir entrer un peu en interaction avec autrui est dans une bulle de retrait : repli sur soi, protection impression de froideur et d’absence total d’affects Les caractéristiques de la personnalité schizoïde On retrouve plusieurs éléments communs : souris peu répond de manière très brève, voire parfois laisse le silence s’installer, dans une atmosphère qui peut être désagréable est dénuée d’une bonne partie d’émotions a un ton de voix monocorde attrait pour la la méditation, aux pensées abstraites, difficiles d’accès à autrui Aaron Beck, psychiatre américain, fondateur de la thérapie cognitive, a parlé de phrases typiques que l’on entend de la part de personne ayant un trouble de la personnalité schizoïde : "J'ai besoin de mon espace” “Je ne suis pas comme les autres” “Je trouve que ce qu’ils disent est inintéressant, je bois et fume pour faire comme eux et m’intégrer" “Je ne comprends pas pourquoi les autres sont heureux ensemble” La vie est plus simple sans les autres” Ils devraient me laisser seul(e)” “Il est mieux pour moi de garder mes distances et de faire profil bas” “Je suis un inadapté social” “La vie est fade et ingrate” “Je suis vide en moi” On retrouve plus facilement ces personnes dans des métiers où ils peuvent être seuls : veilleur de nuit, métiers de l’informatique, comptable, écrivain, camionneur sur long trajet, garde forestier, berger, gardien de phare, artiste (qui ont besoin d'être seul dans leur imaginaire)... Les personnalités qui vivent en ermites peuvent présenter des traits de personnalité qui peuvent être considérés comme schizoïdes. Mais, ce n’est que quand ces traits sont rigides, inadaptés, et qu’ils causent une altération importante du fonctionnement de la personne ou une souffrance subjective qu’ils peuvent alors être définis comme trouble de la personnalité schizoïde. De plus, un diagnostic de trouble de la personnalité quel qui soit est posé si une personne manifeste des modes de comportement et de cognition inadaptés qui se présentent dans au moins deux des domaines suivants :affectivité, fonctionnement interpersonnel, cognition ou contrôle des impulsions. Quelles sont les solutions envisageables ? La majorité des personnes ayant un trouble de la personnalité schizoïde ne ressent pas le besoin de suivre une thérapie. Il organise sa vie pour ne pas trop ressentir de dissonance. Lorsque son environnement est stable, il peut arriver à fonctionner de façon assez satisfaisante. Ils viennent plus souvent lorsqu’ils se sentent obligés d'avoir plus de proximité interpersonnelle qu’ils ne peuvent supporter. Ils viennent également lorsque l’environnement scolaire ou professionnel se dégrade. La première étape lorsqu'une personne souhaite se faire accompagner est de rendre visite à son médecin traitant ou un psychiatre afin d’établir un diagnostic. La thérapie cognitivo comportementale (TCC) qui met l’accent sur les interactions sociales peuvent apporter une aide intéressante. Peu de données sur les effets d’une psychothérapie ou de médicaments sur le trouble de la personnalité schizoïde sont présents. En complément d’un suivi psychiatrique, un accompagement en hypnose sur plusieurs séances peut apporter une aide. Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici N'hésitez pas à partager si l'article vous a plu ! Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20
- Sport et hypnose
Quel est le point commun entre André Agassi, Michael Jordan et Tiger Woods ? Ce sont des sportifs de très haut niveau dans leur domaine ? Oui Ils ont remporté de nombreuses compétitions ? Oui Ils ont beaucoup pratiqué l'hypnose dans leur préparation mentale ? Oui ! L’hypnose dans le milieu sportif est beaucoup utilisé notamment aux Etats-Unis et se développe en France. Quelle est l’utilité de l’hypnose vis-à-vis du sport ? L’hypnose peut aider à se remettre au sport. Pour ceux qui ont du mal à trouver la motivation, l'envie, l'hypnose peut apporter une aide. L'hypnose peut aussi accompagner les sportifs à différents niveaux afin d’arriver bien préparé à une compétition. Elle peut accompagner les athlètes sur le plan mental et sur le plan émotionnel. Avez-vous déjà remarqué que quand vous êtes bien, de bonne humeur, que vous vous sentez en pleine forme, le corps suit, l’effort à fournir est plus simple et plus agréable et vos performances sont meilleures ? Est-ce que notre état mental et notre état émotionnel n’auraient-il pas un lien ? Sur le plan physique Sur le plan physique, l'état hypnotique peut être utilisé pour apprendre à gérer la douleur : la douleur d’un effort, la douleur de récupération du lendemain ou encore la douleur suite à une blessure. En état hypnotique, les mécanismes d’auto-guérison du corps sont également stimulés, ce qui permet de mieux récupérer. L’hypnose ne remplace par l'entraînement sportif, vous devez composer avec vos propres capacités physiques. Sur le plan émotionnel Sur le plan émotionnel, des blocages divers peuvent survenir. Manque de motivation, d'envie, manque de confiance en soi, d’estime de soi, peur d’échouer, peur aussi parfois de réussir… ou encore un souvenir traumatique, une défaite non digérée, une blessure non acceptée… L’hypnose permet d’aller travailler sur le blocage qui empêche d’atteindre le maximum des capacités. Elle permet d'apprendre à gérer les émotions (pour en savoir plus sur le sujet, c'est ici), les doutes, le stress, l'anxiété, la pression, les insomnies… La préparation mentale à la réussite Elle permet de conditionner le mental dans un objectif de réussite, afin de mobiliser au maximum ses ressources disponibles. Dans une bonne énergie mentale, le sportif se donne plus de chance de réussir et d’atteindre son objectif. Elle permet aussi d’aller se mettre en condition dans les problématiques rencontrées, les difficultés à gérer en plein dans l’effort pour être au mieux préparé face aux obstacles, contrariétés… le jour J. Pour aller plus loin sur comment se fixer un objectif clair et efficace, vous trouverez un article sur le sujet ici L’utilisation de techniques hypnotiques de visualisation permettent d'accroître l’automaticité de gestes techniques précis nécessaires lors de compétitions. Le sportif va pouvoir travailler sur la visualisation de ses performances de manière répétée afin de réaliser le geste parfait et décupler sa motivation. L’hypnose permet de travailler également sur les croyances limitantes telles que “je ne suis pas capable”, “je ne vais pas y arriver”, etc ... afin de les modifier et d’installer un discours positif et encourageant, pleinement bénéfique pour atteindre l’objectif … Quelle est la différence entre l'hypnose et le coaching mental ? Une partie des méthodes de coaching est basée sur l’hypnose. La majorité des méthodes de coaching modernes s'inspirent de Milton Erickson, psychiatre américain, et une des plus grandes références en hypnose et dans la communication moderne. Il est très largement reconnu comme le praticien d’hypnose le plus talentueux de son époque. De nombreux coachs et préparateurs mentaux connus ont été ses élèves. Mais l'hypnose a toujours souffert à tort d’une mauvaise image. Le coaching s'est peu à peu dissocié de l'hypnose. La différence majeure réside dans le fait qu’en état hypnotique, les perceptions sensorielles sont plus accrues. Du fait d'être beaucoup plus connecté à ses sens, son corps, ses perceptions, l’apprentissage ou l’amélioration de l’exécution parfaite d’un geste ou d’une technique est bien plus important, changer les croyances limitantes se fait plus aisément... Comment fonctionne notre inconscient ? Notre inconscient traite plus de 2 000 informations à la seconde, il contrôle et gère plein d'actions dont on n’a pas à penser consciemment : respirer, marcher, hocher la tête, cligner des yeux... Nos diverses croyances y sont également stockées : l’image de soi-même, notre confiance, nos doutes... Dans cet état hypnotique, on accède plus facilement à cette partie de nous-même plus inconsciente qui nous échappe habituellement en état conscient pour pouvoir utiliser nos ressources de changement et les orienter vers l’objectif défini au préalable dans la première partie de séance. Cette première partie de séance va amener à se poser des questions telles que : De quoi ai-je besoin pour faire mieux ? Qu’est-ce qui m'empêche d’atteindre mon objectif ? Est-ce que je suis confronté à des blocages, des croyances limitantes ? Comment j'imagine que je vais me sentir dès que mon objectif va être atteint ? La seconde partie de séance amène plus profondément en hypnose et va pouvoir offrir la possibilité de travailler sur la problématique identifiée et l’objectif à atteindre. L’hypnose permet vraiment de s’adapter à chacun dans sa difficulté ou dans sa volonté d’amélioration qui lui est propre et de répondre ainsi aux besoins spécifiques. Quelques séances se révèlent souvent nécesaires. Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici N'hésitez pas à partager si l'article vous a plu ! Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20 Bibliographie - Annuaire-Hypnothérapie lien - L’équipe lien
- La personnalité histrionique
La personnalité histrionique se démarque par une recherche constante d’attention et de validation. Les personnes histrioniques sont souvent décrites comme dramatiques, émotionnelles et extraverties. Elles ressentent un malaise important lorsque l’attention n’est pas focalisée sur eux. Elle a besoin de nouveauté constamment et peut s’ennuyer très facilement. C’est pourquoi elle peut souvent changer d’amis, de travail, de loisirs… Elle a besoin de gratification quasi immédiate faute de quoi, elle se retrouve confrontée à de fortes frustrations. L’intimité émotionnelle et/ou sexuelle est souvent compliquée. Elle fait partie de la catégorie B du DSM-5 (le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association américaine de psychiatrie) en lien avec les troubles de la personnalité associés à l'impulsivité. La prévalence serait inférieure à 2% de la population générale, dans une proportion équivalente chez les femmes et les hommes. Les caractéristiques du trouble de la personnalité histrionique Les caractéristiques proviennent du DSM-5 et comprennent la présence d’au moins 5 des éléments suivants qui ont commencé au début de l'âge adulte : une forte émotivité avec une forte instabilité une recherche constante d’approbation pour tenter de faire remonter la faible estime de soi une auto-dramatisation et une théâtralité : les émotions sont souvent exagérées une recherche d'attention excessive avec un mal-être lorsque l'attention n’est pas focalisée sur eux une utilisation courante de l'apparence physique pour avoir de l'attention un comportement sexuellement séducteur ou provocateur, de manière inappropriée un discours manquant de détails concrets, très vague une vulnérabilité à l’influence : ils sont facilement suggestibles par d'autres personnes ou situations une perception déformée de la réalité notamment avec l'impression d’avoir des relations plus intimes que ce qu'elles sont réellement Ce fonctionnement par la séduction permanente se transforme en outil de manipulation pour répondre à ses propres besoins, au détriment de ceux d'autrui. Elles portent souvent des vêtements très sexy ou provocateurs, inadaptées à l’environnement dans lequel elle se trouve, dans l’objectif d’obtenir de l’attention Lorsque l’attention recherchée n’est pas obtenue, la personnalité histrionique peut se placer en victime et va dénigrer autrui, pourra être sujet à des colères intenses et dans la dramatisation émotionnelle. De nombreuses personnes apprécient d'être charmantes, séductrices et d’avoir de l’attention. Cependant, cela ne génère pas pour autant un mal-être, une forme d’état dépressif lorsqu’elles n'obtiennent pas cette attention. C’est caractéristique de la personnalité histrionique lorsqu’il y’a une souffrance du manque d’attention. Dans certains cas, les tentatives de suicide peuvent être utilisées pour attirer le regard sur leur souffrance. Le trouble de la personnalité histrionique ne doit pas être confondu avec le trouble de la personnalité dépendante (pour en savoir plus, c’est ici), celui de la personnalité narcissique (ici) et celui de la personnalité borderline (limite) Pour en savoir plus : ici. Les problématiques rencontrées par les personnalités histrioniques Les personnes avec un trouble de la personnalité histrionique peuvent faire face à plusieurs problèmes dans leur vie quotidienne : des relations instables et conflictuelles en raison de leur besoin excessif d'attention des difficultés professionnelles : leur comportement dans l'exubérance théâtralisée peut nuire à leur performance professionnelle et à leurs relations de travail des problèmes émotionnels : une détresse émotionnelle et une faible estime de soi peuvent être source de souffrance des problèmes d’addiction : alcool, drogue pour tenter de surmonter le mal-être du aux désillusions notamment amoureux une anxiété, un état dépressif suite à l’intolérance aux frustrations et à la forte réactivité émotionnelle une dépendance affective, une soumission à l’autre La liste est non exhaustive. Les causes possibles de la personnalité histrionique Les causes exactes du trouble de la personnalité histrionique ne sont pas entièrement comprises. Plusieurs facteurs pourraient y contribuer : génétiques environnementaux : des expériences de vie, telles que des relations familiales instables, un manque d'attention ou au contraire un trop plein d’attention durant l'enfance, pourraient jouer un rôle. Des traumatismes tels que la négligence, la maltraitance, la violence verbale… peuvent également être une cause possible psychologiques : certains traits de personnalité et mécanismes de défense développés au fil du temps peuvent y contribuer Quelles sont les solutions pour accompagner un trouble de la personnalité histrionique ? La première étape essentielle est de réaliser un diagnostic auprès de son médecin traitant, psychologue ou psychiatre. Suite au diagnostic, un suivi régulier auprès d’un psychologue et/ou psychiatre est indispensable. En complément, un accompagnement en hypnose sur plusieurs séances peut apporter une aide sur plusieurs aspects. Par exemple : une introspection pour apprendre à mieux gérer les émotions le travail sur l'estime de soi, pour mieux s’accepter faire évoluer certaines représentations / schémas de pensées / croyances la diminution du stress et de l'anxiété Chaque personne étant unique, le travail se fait de manière personnalisée. C'est avec plaisir d'échanger si vous avez la moindre question. Retrouvez toutes les informations sur l'hypnose ainsi que mes coordonnées ici Si l'article vous a plu, n'hésitez pas à le partager :) Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20 Bibliographie DSM-5 lien Doctissimo lien
- La personnalité schizotypique
La personnalité schizotypique se caractérise par un mode général de grandes difficultés interpersonnelles et sociales marqué par : un sentiment de gêne aiguë par des compétences faibles dans les relations proches par des distorsions cognitives et perceptuelles par des conduites excentriques La personne ressent une sensation extrême d'inconfort constamment présent dès qu'il y'a une relation interpersonnelle. Elle éprouve de fortes difficultés à maintenir ses relations. Le taux de prévalence serait de 3,9% au sein de la population générale d’après le DSM, publié par l'association américaine de psychiatrie, qui répertorie notamment les troubles de la personnalité regroupés en trois groupes. Le groupe A intègre les personnalités dites "froides", "bizarres" ou "excentriques" et comprend les personnalités schizotypique, schizoïde (pour en savoir plus sur la personnalité schizoïde, c'est ici) et paranoïaque. Le facteur génétique pourrait jouer un grand rôle dans le développement de cette personnalité. 4 critères au minimum doivent être présents parmi ceux énoncés ci-dessous pour valider un trouble de la personnalité schizotypique : des idées de référence, des croyances fausses selon lesquelles des éléments de l’environnement possèderaient un sens particulier et inhabituel. Par exemple, des interprétations erronées d’incidents anodins ou d'événements extérieurs qui prennent un sens spécial, inhabituel et particulier pour la personne : “tout va se mettre en place autour de moi pour que je n’arrive pas à l’heure” des croyances bizarres ou des pensées magiques qui influencent le comportement et qui ne sont pas en rapport avec les normes d’un groupe culturel. Par exemple, des superstitions, des croyances dans un don de voyance, de la télépathie ou dans un sixième sens. Chez les adolescents, cela peut se caractériser par des rêveries bizarres ou des préoccupations étranges. des pensées et langages bizarres qui sont vagues, métaphoriques ou stéréotypés, la personne peut inventer des mots, peut paraître décalée ou ne pas être très compréhensible des perceptions inhabituelles notamment des illusions corporelles. Par exemple, l'impression que ses pieds changent de taille et perçoit ses pieds d’une manière différente. des comportements ou aspects bizarres, excentriques ou singuliers. Par exemple, par des tenues vestimentaires excentriques, toujours décalées, mal assorties…, des postures bizarres, donnent la sensation de ne pas savoir quoi faire de son corps, comment se positionner des idéations (création et enchaînement d'idées) méfiantes ou persécutoires. Sentiment d’agression par l’extérieur l’inadéquation ou la pauvreté des affects, des ressentis être extrêmement isolé, une absence d’amis proches ou de confidents, en dehors des parents du 1er degré : mère, père, frère/sœur et enfant ressentir une anxiété excessive en situation sociale qui ne diminue pas même quand la personne se familiarise avec les personnes, la situation. L’association a des craintes persécutoires empêche l’anxiété de réduire. des ruminations contre lesquelles la personne ne lutte pas. Ces ruminations possèdent souvent un caractère sexuel, agressif ou dysmorphophobique (préoccupation pour un ou plusieurs défauts de l'apparence physique inexistants ou légers qui crée une souffrance ou impacte le comportement : crainte de l’aspect disgracieux de son corps). des épisodes transitoires occasionnels quasi psychotiques comportant des illusions intenses, des hallucinations auditives et des idées d’allure délirante, survenant habituellement sans facteur déclencheur extérieur des perceptions sensorielles altérées: la vue, l'ouïe, le ressenti, l'odorat ou même le gout peuvent être déformées. Par exemple, la personne peut entendre le son d'une voix lui murmurer son nom. Un diagnostic est bien évidemment établit que par un médecin ou un psychiatre. Développement du trouble de la personnalité schizotypique Ce trouble peut se manifester dès l’enfance ou l’adolescence par : un côté solitaire des mauvaises relations avec ses camarades notamment une anxiété sociale des résultats scolaires mauvais une hypersensibilité des pensées et un langage insolites des fantasmes étranges un côté bizarre et excentrique. La personne est souvent l’objet de moqueries C’est un profil relativement stable, avec peu de développement vers de la schizophrénie. Il est parfois confondu avec le trouble de la personnalité borderline. Or, une grande différence est présente entre les deux troubles : le retrait social caractéristique de la personnalité schizotypique n’est pas présent chez la personnalité borderline. Salvador Dali ou encore Alejandro Jodorowsky sont concernés par le trouble de la personnalité schizotypique. Quelles sont les solutions possibles ? Ce sont des personnalités qui consultent très peu en cabinet. Il est préconisé plusieurs approches complémentaires, après avoir effectué un diagnostic chez un psychiatre ou médecin traitant. Ces différentes approches complémentaires sont adaptables en fonction de l'âge de la prise en charge : une prise en charge médicale avec : l’apprentissage et le renforcement des capacités (orthophoniste, psychomotricien…) la psychothérapie de groupe en institut spécialisé parfois les traitements médicamenteux (d'autres troubles peuvent etre associés, notamment la dépression…) : antipsychotiques, antidépresseurs... une prise en charge par la famille avec le soutien des parents, des proches une scolarisation progressive avec : un accompagnement dirigé en milieu scolaire une thérapie éducative les thérapies comportementales et cognitives (TCC) du coaching, de l’hypnose en complément Si vous avez la moindre question, n'hésitez pas à me contacter. Retrouvez toutes les informations sur l'hypnose ainsi que mes coordonnées ici Si l'article vous a plu, n'hésitez pas à le partager :) Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20
- La personnalité évitante ou dites anxieuse
Les personnalités évitantes ou dites anxieuses font partie des troubles de la personnalité. Le trouble de la personnalité est un trouble psychiatrique répertorié dans le DSM-5. Il est caractérisé par une rigidité dans la manière d’être, de percevoir et d’agir, ce qui génère un comportement inapproprié par rapport à certaines situations. En général, les répercussions sont visibles dans la majorité des sphères de la vie de la personne, aussi bien personnelle que professionnelle. La personne ressent de la souffrance qui se répercute également très souvent sur son entourage. La définition de la personnalité évitante selon le DSM-5 est un "mode général d’inhibition sociale, le sentiment de ne pas être à la hauteur et d’hypersensibilité au jugement d’autrui, qui apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers". Les personnalités évitantes font partie du groupe C du DSM-5 correspondant aux personnalités anxieuses et craintives. La prévalence est de l’ordre de 2,4% de la population. Un diagnostic reposant sur des critères cliniques doit être effectué chez un psychiatre. Parmi les critères suivants, 4 critères au minimum doivent être diagnostiqués pour définir un trouble de la personnalité évitante. La personne : se perçoit comme socialement incompétente, sans attrait ou inférieure aux autres est réservée dans ses relations intimes par crainte d'être exposée à un sentiment de honte ou de ridicule. est inhibée dans des situations interpersonnelles nouvellesen raison d'une impression de ne pas être à la hauteur. Un sentiment envahissant et persistant de tensions et d’appréhensions est présent. évite les relations sociales, professionnelles qui impliquent des contacts importants avec autrui par crainte d'être critiquée, désapprouvée ou rejetée. est réticente à s’impliquer avec autrui à moins d'être certain d'être aimée. a une préoccupation excessive de la crainte d'être critiquée ou rejetée dans des situations sociales. est particulièrement réticente à prendre des risques personnels ou à s’engager dans de nouvelles activités par crainte d’éprouver de l’embarras. Un rétrécissement du mode de vie lié au besoin de sécurité en résulte. Deux types de personnalité évitante existent : la personne anxieuse susceptible : ellel n’arrive pas à faire suffisamment confiance et vit dans une douloureuse solitude. En général, la relation parent-enfant n’est pas saine. la personne dites grande anxieuse : elle arrive à nouer des relations positives avec quelques personnes. En général, la relation parent-enfant est saine. Les causes de ce trouble de la personnalité Les raisons de ce trouble de la personnalité sont diverses. On remarque une prépondérance des cas suivants : une anxiété infantile entre 3 et 6 mois des expériences éducatives qui ont provoqué un sentiment d’infériorité et de rejet comme : des parents narcissiques et dévalorisants une éducation trop sévère ou trop exigeante des attentes parentales surévaluées des parents évitants. Ce cas est assez courant, la personne va alors reproduire le même schéma parental des expériences de vie douloureuses tels que : des difficultés de scolarité : troubles de l’attention, dyslexie, dysphasie… qui amènent la personne à se considérer comme définitivement incompétente des brimades et des humiliations pendant l’enfance ou l’adolescence une malformation physique, un handicap etc… La liste des causes possibles est non exhaustive. Les caractéristiques identifiables d’un trouble de la personnalité évitante La personnalité évitante est caractérisée par : une faible estime de soi le repli et l’isolement malgré le désir d’entretenir des relations sociales ainsi que le désir d'être aimée et approuvée par les autres. des réactions agressives ou dépressives avec de l’anxiété, de la colère ou de la dépression de par l’incapacité à entretenir des relations sociales A ne pas confondre avec de la timidité ! Une personne timide sortira, rencontrera d’autres personnes malgré sa timidité (voir l'article sur le sujet ici). Une personnalité évitante est dans l’isolement social. A ne pas confondre non plus avec un état anxieux (voir l'article sur le sujet ici). On retrouve parfois certains liens avec la personnalité dépendante. Vous trouverez l'article sur le sujet ici Quelles sont les solutions thérapeutiques pour un trouble de la personnalité évitante ? Plusieurs approches ont montré des améliorations significatives : la thérapie individuelle les thérapies cognitivo comportementales (TCC) qui vont mettre en place un processus adapté de mise en situation dérangeante avec des étapes progressives pour s’accoutumer aux situations problématiques. Le problème régulièrement rencontré est l’évitement ou l’abrègement par la personne de la thérapie par peur de se retrouver confronter aux situations redoutées. la thérapie de groupe permettant d’avoir un feedback des autres participants, de se rendre compte de ne pas être seul(e) confronté à ces problématiques. la prise de médicaments (anxiolytiques, antidépresseurs, bêtabloquants) peut se révéler utile pour certaines personnes afin de mieux gérer l’anxiété. Ils doivent s’accompagner d’un suivi thérapeutique. un accompagnement en hypnose. Après avoir fait un diagnostic chez un médecin ou psychiatre, un travail en hypnose sur plusieurs séances peut être complémentaire et accompagner un travail effectué en psychothérapie. La thérapie individuelle et l’accompagnement en hypnose permettent de travailler de manière différente sur : les éventuels traumatismes de l’enfance et/ou de l’adolescence augmenter la tolérance à l’anxiété l’amélioration de l’image de soi ... Dans ces thérapies, l’encouragement va également être porté : à établir des contacts sociaux comme l’inscription à des loisirs, à un club de sport… à prendre des risques pour aller nouer des contacts sociaux Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici N'hésitez pas à partager si l'article vous a plu ! Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20
- La personnalité dépendante
La personnalité dépendante est caractérisée par un besoin général et excessif d'être prise en charge ce qui conduit à un comportement soumis et "collant" ainsi qu’à une peur de la séparation qui apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers. La prévalence serait de 0,49% à 0,6% au sein de la population. La personne a une dépendance psychologique persistante aux autres individus. Le DSM-5, le manuel de diagnostic et de statistique des troubles mentaux, place le trouble de la personnalité dépendante dans la catégorie du Groupe C, c'est-à-dire les personnalités anxieuses et craintives. Le DSM-5 reconnaît une trouble de la personne dépendante lorsqu’au moins 5 des critères sont présents. Le CIM, la Classification Internationale des Maladies reconnaît le trouble à partir de 4 critères parmi les suivants où la personne : elle a des difficultés à prendre des décisions de la vie courante sans être rassurée ou conseillée de manière excessive a du mal à initier des projets ou à faire des choses seule, par manque de confiance en son propre jugement ou en ses propres capacités plutôt que par manque de motivation ou d’énergie. elle a du mal à exprimer un désaccord avec autrui de peur de perdre son soutien ou son approbation. Attention à ne pas confondre avec une situation où la personne est victime comme ça peut être le cas pour les violences conjugales où la personne peut avoir peur et donc ne pas exprimer un désaccord elle a besoin que d’autres personnes assument les responsabilités dans la plupart des domaines de sa vie. Elle autorise ou encourage son entourage à prendre la plupart des décisions importantes à sa place. elle se sent mal à l’aise ou impuissante quand elle est seule par crainte excessive d’être incapable de se débrouiller par elle-même. Ceci va créer des préoccupations excessives quant à l'idée de devoir se débrouiller toute seule. elle cherche en excès à obtenir le soutien et l’appui d’autrui au point de faire volontairement des choses désagréables. Elle ne prend pas en compte ses besoins et s’occupe des besoins des personnes dont elle dépend, quitte à faire des tâches désagréables (telles que des corvées…) pour ne pas se retrouver seule. lorsqu’une relation proche arrive à sa fin, elle cherche de manière urgente une nouvelle relation qui puisse assurer les soins et le soutien dont elle a besoin. elle éprouve de la réticence à faire des demandes même justifiées aux personnes dont elle dépend (par désir de symbiose). Lorsque ces critères sont rigides, non adaptés et persistants et causent des difficultés significatives dans le fonctionnement de la personnalité ou engendrent une souffrance, on parle de trouble de la personnalité dépendante. Les caractéristiques du trouble de la personnalité dépendante On retrouve très souvent chez une personnalité dépendante les critères suivants : du pessimisme des doutes envers elle-même une tendance à se rabaisser, à se considérer comme stupide une tendance à prendre la critique comme une preuve de sa nullité recherche la surprotection et/ou la domination devient anxieuse face à des décisions à prendre, n’ose pas faire et va alors procrastiner évite les postes à responsabilité il existe un risque important de troubles dépressifs, d’anxiété ou de troubles de l’adaptation l’impression que les autres personnes sont puissantes, compétentes et capables de leur apporter une forme de sécurité. Dans certains cas, on retrouve des liens avec la personnalité anxieuse. Vous trouverez un article sur le sujet ici Les causes du trouble de la personnalité dépendante On retrouve plusieurs éléments régulièrement présents : une anxiété de séparation des comportements parentaux inadaptés comme : des déficits de l'apprentissage de l’autonomie : les parents n’ont pas appris à l’enfant à s’éloigner et à revenir l’absence d’encouragement dans les efforts d’autonomie de l’enfant ou adolescent des parents insécurisants qui renforcent l’accrochage. Plus le parent est distant, plus l'enfant s’accroche pour essayer de trouver désespérément la sécurité dont il a besoin. des parents surprotecteurs qui renforcent l'idée de vulnérabilité et d’incapacité à y’arriver sans “celui qui sait". des événements de la vie traumatiques : une dépression parentale qui crée une absence psychique du parent des disputes conjugales une séparation prolongée ex: l’internat… la maladie grave d’un parent l'hospitalisation prolongée de l’enfant des difficultés socio-économiques de multiples déménagements En termes de référence, le film Tanguy est une belle illustration du trouble de la personnalité dépendante. Quelles sont les solutions pour accompagner un trouble de la personnalité dépendante ? La première étape primordiale est d'aller effectuer un diagnostic auprès de son médecin traitant ou d'un psychiatre. Plusieurs approches apportent des résultats : la thérapie individuelle la thérapie de groupe un accompagnement en hypnose (sur plusieurs séances) en complément d’une thérapie individuelle Le travail va se faire en plusieurs temps sur différents aspects : l’identification avec la personne de son dialogue intérieure nuisible et auto destructeur l'apprentissage de l'expression de son avis personnel, de la prise de décisions la banalisation des échecs l'encouragement des initiatives plutôt que les réussites l'incitation à participer à des activités variées... Pour aller plus loin, retrouvez un article sur la personnalité narcissique ici Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici N'hésitez pas à partager si l'article vous a plu ! Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20
- La personnalité obsessionnelle compulsive
Les personnalités obsessionnelles compulsives font partie des troubles de la personnalité. Le trouble de la personnalité est un trouble psychiatrique défini dans le DSM-5. Il est à différencier du trouble obsessionnel compulsif. Pour en savoir plus sur le sujet : ici Le trouble de la personnalité obsessionnelle compulsive est caractérisé par une préoccupation permanente pour le perfectionnisme, l’ordre et le contrôle qui nuit à l’atteinte d’un objectif ou à l’accomplissement d’une tâche. On constate une absence de flexibilité et/ou d’efficacité. Une surfocalisation sur les règles, les horaires, les détails, l’organisation et les listes est très présente. Le perfectionnisme incite à effectuer les tâches d’une manière bien spécifique. Une certaine méfiance vis-à-vis des autres est ressentie. Elle se caractérise également par des pensées obsessionnelles et des actes compulsifs répétitifs où la personne essaie sans succès de résister aux choses qu'elle aime. Les personnalités obsessionnelles compulsives font partie du groupe C du DSM-5 correspondant aux personnalités anxieuses et craintives. La prévalence serait comprise entre 2,1% et 7,9% de la population. Les caractéristiques identifiables d’un trouble de la personnalité obsessionnelle compulsive Un diagnostic basé sur des critères cliniques spécifiques s’effectue chez un psychiatre. Parmi les critères suivants, 4 critères au minimum doivent être repérés pour définir un trouble de la personnalité obsessionnelle compulsive. La personne : est constamment inquiète pour les détails, les règles, l’ordre, les horaires… n'arrive pas à aller au bout des tâches à effectuer en raison de son perfectionnisme jamais pleinement satisfait fait preuve de rigidité et d'entêtement a un engagement dans le travail de manière excessive ce qui l'empêche de développer l'aspect personnel de sa vie : les amitiés, les relations amoureuses, les activités ludiques… est très rigide sur des questions éthiques, morales n’accepte pas de se séparer d’objets dont elle n’a pas d’utilité, qu’ils soient sans valeur émotionnelle ou financière est méfiante et réticente à confier des tâches à des collègues ou exige d’eux qu’ils respectent à la lettre ces indications est très peu dépensière pour elle comme pour les autres pour pouvoir épargner l’argent en cas de difficultés La personnalité obsessionnelle compulsive est dans le respect très strict des autorités et des règles. Elle ne tolère aucune exception même pour des circonstances atténuantes, n’ayant pas de flexibilité contextuelle. Elle contrôle sa manière de manifester ses émotions. Elle les extériorise très peu et de façon formelle, rigide ou sérieuse. On remarque qu’elle s’exprime qu’après avoir choisi les mots considérés comme parfaits. Elles peuvent valoriser uniquement la logique et l’intellect et ne pas accepter un comportement émotionnel ou expressif. D’autres troubles accompagnant le trouble de la personnalité obsessionnelle compulsive sont souvent observés tels que : un trouble dépressif majeur ou un trouble dépressif persistant un trouble de l’anxiété un trouble obsessionnel compulsif Une addiction à l’alcool. Pour en savoir plus sur le sujet : ici Différenciation entre trouble de la personnalité obsessionnelle compulsive du trouble obsessionnel compulsif (TOC) On différencie le trouble de la personnalité obsessionnelle compulsive du trouble obsessionnel compulsif (TOC). A l’inverse du TOC, le trouble de la personnalité obsessionnelle compulsive n’implique ni d’obsessions telles que des pensées indésirables, répétitives, intrusives générant une grande anxiété ni de compulsions telles que des rituels vécu comme incontrôlable et permettant de gérer les obsessions : se laver exagérément les mains, vérifier à diverses reprises que la porte est bien fermée. Contrairement au TOC, les personnalités obsessionnelles compulsives sont à l’aise avec leur comportement obsessif compulsif, parce qu’il entre en cohérence avec leur souhait d’atteindre leurs objectifs et de satisfaire leur perfectionnisme et leur besoin de contrôle. Les causes de ce trouble de la personnalité obsessionnelle compulsive De multiples causes sont possibles dont : des facteurs génétiques et biologiques comprenant l’hérédité : les personnes ayant des antécédents familiaux peuvent être plus enclines à développer ce trouble. des facteurs neurobiologiques : des anomalies dans les circuits cérébraux impliquant la gestion de la peur et de l'anxiété, notamment dans les zones du cortex préfrontal et des ganglions de la base serait une raison possible des facteurs psychologiques comme : la personnalité : le perfectionnisme, la tendance à être critique envers soi-même et les autres, une inquiétude latente pourraient y contribuer la cognition : des croyances rigides des facteurs environnementaux comme : l’enfance, l'éducation parentale. Des parents très exigeants, critiques ou surprotecteurs peuvent transmettre des valeurs rigides et perfectionnistes à leurs enfants. des traumatismes et du stress des facteurs socioculturels tels que : la pression sociale : la réussite, la perfection et le contrôle valorisés dans les sociétés où la compétition et la performance sont fortement mis en valeur l’environnement professionnel : les contextes professionnels qui demandent un haut niveau de précision et de responsabilité, peuvent contribuer. Quelles sont les solutions thérapeutiques pour un trouble de la personnalité obsessionnelle compulsive ? Plusieurs approches sont possibles pour accompagner une personnalité obessionnelles compulsives: la psychothérapie les thérapies cognitivo comportementales (TCC) qui vont inciter progressivement à se mettre en situation dérangeante pour s’accoutumer aux situations problématiques. la thérapie de groupe permettant d’avoir un retour des autres participants, d'être moins isolé avec sa problématique la prise d'antidépresseurs, accompagnée d’un suivi thérapeutique, se révèle utile pour certaines personnes. un accompagnement en hypnose. Après avoir effectué un diagnostic chez un professionnel de la santé mentale, un travail en hypnose sur plusieurs séances peut être fortement complémentaire à un travail effectué en psychothérapie. L’accompagnement en hypnose permet de travailler sur différents sujets comme : les éventuels traumatismes de l’enfance et/ou de l’adolescence la gestion des émotions l’augmentation de la flexibilité, de l’ouverture La liste est non exhaustive. Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici N'hésitez pas à partager si l'article vous a plu ! Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20
- La personnalité passive-agressive
Il s’agit “d’un mode de comportement reposant sur une résistance passive face aux exigences sociales et professionnelles. Ce mode apparaît dès le début de l'âge adulte et dans différentes situations”. Ce trouble de la personnalité a été retiré du DSM-4 (Manuel Diagnostique et statistique des troubles mentaux). Pourtant, on retrouve les caractéristiques chez certaines personnes. Ici, nous nous appuyons sur les définitions du DSM-3 et du CIM (Classification Internationale des Maladies). Le CIM la décrit comme négativiste et la place en critère provisoire. Elle fait partie du groupe C c'est-à-dire des personnalités anxieuses et craintives (pour en savoir plus sur les personnalités dites évitantes ou anxieuses, c'est ici). 5 critères au minimum sont nécessaires pour définir un trouble de la personnalité passive-agressive. Un diagnostic reposant sur des critères cliniques doit être effectué chez un psychiatre. Les critères sont les suivants : procrastination : la personne repousse/remet les taches à plus tard jusqu’à ce que les échéances soient dépassées. Le CIM ajoute l’idée que ce sont en particulier les tâches que les autres aimeraient voir achevées qu’elle laisse trainée. évitement des obligations en faisant exprès, en faisant semblant, en prétendant “avoir oublié” bloque les efforts des autres en ne faisant pas sa part de travail est boudeuse, irritable, ergote (c'est-à-dire qu’elle conteste constamment sur des futilités, avec des raisonnements spécieux) ou raisonneur lorsqu’on lui demande quelque chose qu’elle n’a pas envie de faire. est critique ou dédaigneuse face aux personnes en position d’autorité, il les méprise sans réelle justification. travaille délibérément lentement ou fait un travail de qualité médiocre pour les tâches qu’elle ne veut pas faire. est offensée par les propositions censées provenir d’autres personnes sur la manière dont elle pourrait être plus efficace, ce qui la met en face de sa mauvaise foi. proteste sans réelle justification que les autres lui font des demandes déraisonnables, des exigences insensées (concernant des demandes jugées par l’extérieur comme “normales”). se surestime : est convaincue qu’elle fait un excellent travail, alors que les autres ne le pensent pas. Elle critique ce que font les autres en étant convaincue qu’elle le fait beaucoup mieux qu’eux. Un exemple d’un trouble de la personnalité passive-agressive est Gaston Lagaffe. Les caractéristiques du troubles de la personnalité passive-agressive La personne sujette au trouble de la personnalité passive-agressive a comme caractéristiques : de générer de la frustration et de l’irritation chez son interlocuteur face à la résistance passive ou à l’opposition de manière détournée qu’elle mène. n’arrive pas à exprimer ce qu’elle pense, ressent de la colère mais a du mal à l’exprimer et n’arrive pas à extérioriser sa propre agressivité excepté dans une opposition passive ce qui engendre chez l’interlocuteur une agressivité. Ce sont des personnes qui paraissent tellement calmes et tranquilles qu’on peut avoir envie de les secouer. ne supporte pas les critiques et les ordres. a des difficultés à dire non, même lorsqu’elle le pense réellement. Elle accepte la demande mais ne passe pas à l’action. a un côté rebelle, une tendance à se plaindre, à se percevoir comme insatisfaite et à se comporter en victime oubliée, non considérée, méprisée ou injustement traitée. Elle fait porter aux autres la responsabilité de ce qui se passe. a un comportement sournois qui reste souvent très difficile à cerner bien qu’elle mette souvent en colère son interlocuteur. peut régulièrement devenir socialement et professionnellement inefficace peut parfois être hyper sociable tout en restant intolérante aux différences des autres Ce mode de comportement est retrouvé dans le stade normal de développement de l’adolescent qui fait face à l’autorité parentale et l’a défi. Ce mode de fonctionnement continue de perdurer à l'âge adulte pour les personnes atteintes de ce trouble de la personnalité. Cette personnalité se démarque dans les groupes par sa non participation systématique aux questions, aux votes, aux prises de décision et donc freine le processus de cohésion face aux choix à prendre. La soumission est révoltante pour une personnalité passive-agressive. Le problème est que chez eux chaque demande est assimilée à une soumission. La personne est alors en position de résistance en : remettant toujours au lendemain une tâche à effectuer se positionnant en victime A l’opposé de la soumission, on trouve l'autonomie. Cependant, pour les personnes ayant développées ce trouble de la personnalité, l’autonomie génère de l’anxiété. Elle se retrouve ainsi dans une impasse : elle ne souhaite ni soumission ni autonomie. La résistance indirecte va devenir la seule voie de contournement envisageable (qui est considérée comme la moins pire des solutions). Antoine Félix Bérubé parle "d'un refus de la soumission à l’autre mais aussi en même temps et paradoxalement, une peur de l’autonomie". Pour en savoir plus sur les personnalités dépendantes, c'est ici Quelles sont les solutions possibles pour aider face à un trouble de la personnalité passive-agressive ? La première étape est d'aller consulter votre médecin traitant ou un psychiatre pour établir un diagnostic. Ensuite, la psychothérapie, en complément d'un accompagnement en hypnose, permet d’apporter une aide pour prendre conscience du mécanisme et ainsi mieux le comprendre. Le travail va également se porter sur : l’exploration des situations inachevées du passé la réappropriation de la colère et de la peur la conscientisation des satisfactions sadiques et masochistes Le travail en hypnose se fait sur plusieurs séances. Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici N'hésitez pas à partager si l'article vous a plu ! Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20
- Burnout, comment prévenir ou surmonter l'épuisement professionnel avec l’hypnose ?
Le burnout est une combinaison d'un épuisement profond, à la fois physique, mental et émotionnel relié à une situation de travail dégradé. Il est forcément relié au travail contrairement à la dépression où le travail est un facteur pouvant aggraver la situation. Depuis les années 90, la fréquence des problèmes de santé psychologique au travail ne cesse de croître. Au sein des problèmes de santé psychologique, on discerne la dépression, les troubles anxieux, le stress-post traumatique, le burnout... qui représentent actuellement 40% des invalidités de longue durée (comparé à 18% en 1990). Pour plus de détails sur les différents problèmes de santé psychologique, retrouvez l'article sur le sujet ici Le burnout peut toucher tous les secteurs d'activités demandant un un engagement personnel et émotionnel important. Les personnes peuvent être touchées par le burnout quand elles en arrivent à estimer qu'il existe un écart trop fort entre leurs attentes, la représentation qu'elles se font de leur métier, reliée à des valeurs, un sens, un état d'esprit, et la réalité du travail. Ces conditions les épuisent émotionnellement et les conduisent à remettre en cause leur engagement initial. Ne parvenant pas à faire face aux exigences de leur environnement professionnel, les personnes concernées voient leur énergie, leur motivation et leur estime d'elles décliner. Les conséquences peuvent être un désinvestissement de l'activité professionnelle, un sentiment d'échec et d'incompétence dans le travail. Le burnout se répercute souvent par la suite sur la vie personnelle. Les symptômes du burnout La première raison d’un burn n’est pas psychologique, mais au contraire physiologique, causé par un stress important et répété qu'on nomme stress chronique. Le stress est une réaction du corps, lui permettant de se mettre en alerte lors d’un danger. Mais aujourd’hui, être en alerte face à l’urgence est devenu quotidien pour les personnes souffrant de stress chronique. Le corps finit par s'épuiser. Le burnout est une des conséquences du stress chronique au travail. C'est un processus qui se fait dans le temps jusqu'au moment où la personne "craque". Pour en savoir plus sur le stress chronique, vous trouverez un article sur le sujet ici L’hyperactivité est actuellement survalorisée dans certaines entreprises. Les personnes ne sont alors pas évaluées sur des critères adaptés. On leur demande de faire beaucoup de choses à la fois, tout en allant le plus vite possible. Et avec l'omniprésence des moyens de communication, de toujours répondre le plus rapidement. Les personnes sont surchargées de travail et d’informations, dont un certain nombre ne leur appartiennent pas de gérer, tout en ne prenant pas en compte leur volonté d'effectuer un travail de qualité. Les personnes peuvent alors développer la sensation de subir leur travail (pour en savoir plus sur le surmenage : ici). Les principaux symptômes avant coureur du burnout sont les suivants : Démotivation constante par rapport au travail Anxiété, inquiétude et sentiment d'insécurité Sentiment d’échec Sentiment d’être incompétent, de ses qualités, dépréciation de soi-même Baisse de confiance en soi, d'estime de soi Sentiment de frustration Irritabilité marquée, colères spontanées, pleurs fréquents Attitude cynique Goût pour s'isoler Difficulté à se concentrer Pertes de mémoire Difficulté d’exercer un bon jugement Indécision, confusion Mal-être général Des symptômes physiques peuvent également apparaître : Fatigue persistante Parfois des douleurs, différentes en fonction de chacun : maux de dos, douleurs musculaires, migraines, etc.. Problèmes digestifs, ulcères de l’estomac Sommeil perturbé Problèmes cutanés Perte ou gain de poids Infections plus fréquentes (rhume, grippe, otite, sinusite, etc...) Quelles sont les causes du burnout ? Plusieurs facteurs ont pu être mis en évidence concernant les causes du burnout : - pas de reconnaissance et de récompenses - une forte pression sur des délais réduits - une surcharge de travail - des objectifs pas clairs ou pas atteignables - une perte de repères avec des demandes contradictoires - des moyens insuffisants pour répondre aux demandes - un ressenti d'insécurité de l'emploi - un sentiment d'une situation inéquitable - un conflit de valeurs - une perte de sens par rapport à un choix profondément ancré dans l'engagement au travail - une incapacité à dire non, à fixer ses limites Certaines personnes sont plus sujets au burnout : - les profils ayant des difficultés à gérer leurs émotions ou étant instables émotionnellement - les personnes très contentieuses, qui prêtent attention aux détails, méthodiques, organisées, qui mobilisent un peu plus de temps pour que tout soit "parfait" Il existe également : - le bore out : la personne fait face à de l'ennui par manque de travail, par des tâches sans contenu... - le brown out : la personne ne trouve plus de sens à ses tâches et n'a plus aucune énergie Les différents burnout sont la première cause d'absence prolongée au travail. Vous trouverez un article sur le bien-être au travail ici Les mesures de prévention face au burnout Pour prévenir l’apparition du burnout, plusieurs éléments sont recommandés : - instaurer une meilleure communication, avec des principes et des objectifs clairement énoncées, réalistes et réalisables - veiller à ce que l’organisation du travail et les contraintes qu’elle suscite ne surchargent pas les personnes et ne vont pas à l'encontre des règles et des valeurs de leur profession. - prendre en considération le retour sur l’efficacité du travail et la reconnaissance du travail accompli - s'assurer d'un traitement équitable des personnes La liste est non exhaustive. En quoi l'hypnose peut être utile face à un burnout ? La première étape primordiale est d'aller consulter son médecin traitant. L'accompagnement en hypnose en plusieurs séances peut se révéler efficace pour aider les personnes qui souffrent de burnout, en soulageant les symptômes à condition que les conditions de travail en elle-même s'améliorent. Cela peut passer changer de poste, d'entreprise ou d'une prise de conscience de l'entreprise et de changement de fonctionnement. Traiter l'anxiété, gérer le stress, changer les pensées, l'état d'esprit, retrouver confiance en soi, se projeter positivement dans l'avenir, retrouver du plaisir au travail... sont les éléments sur lesquels l'accompagnement dans un travail via l'hypnose peut apporter une aide. Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici N'hésitez pas à partager si l'article vous a plu ! Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20 Bibliographie - Haute Autorité de la Santé (HAS) lien - Vidal lien
- L’addiction au sport, la bigorexie, comment la reconnaître et en sortir ?
Dans notre société, la pratique du sport est largement valorisée. Le sport améliore la santé, renforce la confiance en soi, favorise le bien-être psychologique et social et contribue à une meilleure qualité de vie. Cependant, comme pour chaque activité apportant du plaisir et de la gratification, cela peut conduire à une place démesurée de l’activité dans la vie personnelle avec une forme de pression intérieure. Lorsque le sport devient une obsession et que son absence provoque des ressentis négatifs en cas d'incapacité à s'exercer: anxiété, irritabilité, culpabilité, mal-être… On parle alors de bigorexie - addiction au sport. La bigorexie est reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé comme une dépendance comportementale. L’addiction au sport touche de plus en plus de personnes, particulièrement dans un environnement sociétal qui favorise le culte du corps, la performance et l’optimisation de soi, notamment à travers les médias et les réseaux sociaux. Qu’est-ce que la bigorexie ? La bigorexie est définie comme une addiction à l’activité physique, avec un besoin irrépressible de s’entraîner. La vie de la personne s’organise autour du sport, souvent au détriment d’autres domaines comme les temps de repos, le travail, les relations sociales, voire la santé. Contrairement à la pratique sportive intensive mais équilibrée, la bigorexie engendre une compulsion. La personne peut continuer à s’entraîner malgré la douleur, les blessures, la fatigue ou les avis médicaux. On observe souvent une forme de déconnexion du corps et des sensations. La personne peut avoir l’impression d’être très à l’écoute de son corps, persuadée que celui-ci « réclame » les entraînements. Mais, en réalité, ce qu’elle interprète comme un besoin corporel correspond bien souvent à de la culpabilité, à une pression intérieure ou à un sentiment de manque lié à l’addiction. Les véritables signaux du corps comme la fatigue, la douleur, le besoin de repos sont alors ignorés ou minimisés. Les signes de la bigorexie qui doivent alerter Plusieurs indicateurs peuvent témoigner d’un rapport problématique au sport : un besoin impérieux de s’entraîner quotidiennement, parfois plusieurs fois par jour un sentiment de manque, d’angoisse ou de culpabilité lorsqu’une séance n’estpas possible à effectuer une augmentation progressive de l’intensité pour retrouver les mêmes sensations une priorité absolue donnée au sport, au détriment du repos, des loisirs et de la vie sociale des blessures qui peuvent être ignorées, minimisées ou mise sur le compte d’autres choses un contrôle strict de l’alimentation, parfois associé à des troubles alimentaires une dépendance à la validation extérieure ou aux performances Du point de vue psychologique, la personne concernée peut ressentir une baisse d’estime d’elle-même lorsqu’elle ne s’entraîne pas, jusqu’à parfois avoir une difficulté à se percevoir en dehors de sa performance sportive. D’où vient cette dépendance au sport ? La bigorexie peut venir de différents facteurs : 1. La quête de contrôle Le sport peut servir de refuge pour des personnes touchées par l’anxiété, un sentiment d’insécurité ou une faible estime d’elle-même. L’activité physique peut donner l’impression de maîtriser son corps et son image, créant un sentiment de puissance et de stabilité. 2. La pression sociale et esthétique Les idéaux corporels présents dans les médias, les salles de sport et les réseaux sociaux peuvent renforcer l’idée que le corps doit être musclé, tonique, athlétique, performant. Ces normes sont intériorisées (parfois de manière inconsciente) et amènent à chercher à correspondre à cet idéal. Pour en savoir plus sur les pensées automatiques, c’est ici 3. Le renforcement biologique Durant une activité sportive, le cerveau sécrète des hormones : endorphines, dopamine, adrénaline. Elles procurent plaisir, soulagement et euphorie. Comme pour d’autres addictions comportementales comme celle aux jeux, au travail, aux écrans, aux drogues…, le circuit de récompense peut s’emballer. 4. Le besoin d’appartenance Pour les personnes pratiquant l’activité physique à travers les communautés sportives elles peuvent ressentir l'énergie très soudée de ces communautés. Cela peut être bénéfique, mais peut aussi amener une pression implicite et une comparaison pouvant être excessive : faire plus, aller plus vite, être plus fort.e ... La reconnaissance sociale s’associe alors à la performance. 5. Les troubles alimentaires Plusieurs médecins et chercheurs mettent en avant des liens entre l’anorexie et la bigorexie dans certains cas. Ces deux addictions comportementales partagent des mécanismes psychologiques similaires : besoin de contrôle, faible estime de soi, rigidité mentale, peur de “lâcher prise” et forte pression intérieure autour de l’image corporelle. Dans l’anorexie, la restriction alimentaire devient un moyen de reprendre le contrôle sur ses émotions, son corps ou son identité. Dans la bigorexie, c’est l’activité physique qui joue ce rôle. Dans les deux cas, la personne se construit autour d’une discipline extrême, même lorsque celle-ci met sa santé en danger. Le rapport au corps se rigidifie : il n’est plus vécu comme un espace de sensations, mais comme un objet à maîtriser, transformer, dominer. Le contrôle devient une finalité en soi. Plusieurs cliniciens observent que de nombreuses personnes touchées par l’anorexie développent ensuite une bigorexie, parfois après une phase de “rémission” apparente. La stratégie de contrôle change : le sport prend la place de la restriction alimentaire. Le sport devient une manière “acceptable socialement” de continuer à restreindre, brûler des calories, tenter de contrôler et modeler le corps ou tenter de maintenir un faible poids. Cette transition peut donner l’illusion d’une amélioration : la personne semble “aller mieux”, elle remange, elle sort, elle fait du sport. Pourtant, sur le plan psychique, le mécanisme est souvent le même : hypercontrôle, culpabilité, peur de grossir, auto-exigence très poussée. Le regard sur soi peut demeurer très critique. Le corps n’est pas vraiment habité, mais surveillé. Le repos est difficile, la douceur envers soi-même aussi. On retrouve souvent chez les personnes concernées : un perfectionnisme élevé un besoin d’approbation une anxiété importante un sentiment d’insécurité intérieure une rigidité dans les règles alimentaires ou sportives (controle, surveillance, compensation…) une difficulté à tolérer les émotions Un autre piège est la confusion fréquente entre “prendre soin de soi” et “s’astreindre à une discipline excessive”. La personne peut sincèrement croire qu’elle écoute son corps alors qu’elle répond davantage à la culpabilité, au manque, à la peur de lâcher prise. Le corps devient l’objet d’une exigence constante, et non plus un allié. Différence entre bigorexie et dysmorphie musculaire La bigorexie est parfois confondue avec la dysmorphie musculaire. Dans ce dernier cas, la personne a l’impression d’être insuffisamment musclée, même lorsque ce n’est pas le cas. La bigorexie peut s’accompagner d’une dysmorphie, mais ce n’est pas systématique : certaines personnes sont surtout dépendantes aux sensations procurées par l’effort. Les conséquences de la bigorexie sur la santé Si le sport est bénéfique, sa pratique excessive ou inadaptée peut devenir dangereuse. Cela peut amener différents troubles : Sur le plan physique : des blessures de la fatigue intense des troubles hormonaux la baisse de l’immunité des fractures de stress des problèmes cardiaques dans certains cas … Le corps ne dispose plus du temps nécessaire pour récupérer. Sur le plan psychologique : de l’anxiété de l’irritabilité une perte d’estime de soi hors performance. Pour en savoir plus sur les attentes psychologiques, c’est ici une dépression un isolement social … Dans certains cas, la personne peut finir par ne plus se reconnaître en dehors du sport. La frontière entre passion et dépendance Beaucoup de sportifs passionnés s’entraînent régulièrement sans être bigorexiques. La frontière se situe moins dans la quantité que dans la relation au sport. La grande question est : Qui contrôle qui ? Le sportif passionné peut choisir de se reposer, peut pendant plusieurs jours ne peut pas pratiquer, adapter son programme, écouter ses besoins. La personne bigorexique, elle, ne peut plus s’arrêter sans détresse émotionnelle. Qui est concerné par l'addiction au sport ? La bigorexie peut toucher : des personnes anxieuses ou perfectionnistes des sportifs amateurs des athlètes de haut niveau des personnes en quête de transformation physique … Elle est souvent peu diagnostiquée, car le sport est socialement valorisé. On félicite la discipline, le courage, la rigueur… sans toujours percevoir les difficultés cachées derrière. Revaloriser une vision équilibrée du mouvement Le sport, au départ, est un espace de liberté, de jeu, de vitalité. Retrouver cet esprit peut être libérateur. Cela peut passer par exemple par : varier les activités réintroduire le plaisir reconnecter avec ses sensations accepter le repos comme partie intégrante de l’entraînement … Pour amener à ce que bouger soit une expérience vivante pour le corps, pas une punition. Comment sortir de la bigorexie ? La première étape est la prise de conscience. Observer son rapport au sport, se poser des questions en étant honnête avec soi-même : Est-ce que je peux m’arrêter sans me sentir mal ? Est-ce que je culpabilise lorsque je ne bouge pas ? Est-ce que je néglige d’autres aspects de ma vie ? Est-ce que je m’entraîne malgré la douleur ? Un accompagnement psychologique peut ensuite aider à : identifier l’origine émotionnelle de l’addiction réapprendre à écouter son corps reconstruire l’estime de soi développer d’autres sources de plaisir … Dans certains cas, un travail pluridisciplinaire avec un psychologue, un médecin, un thérapeute corporel, un hypnothérapeute ou un coach sportif formé peut s'avérer utile. L’objectif n’est pas d’arrêter le sport, mais de retrouver une relation plus saine et libre avec lui. Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20 Bibliograhie Cerveau & Psycho lien Cerveau & Psycho lien











