Comment réguler sa consommation d'alcool ?

Dernière mise à jour : 3 mai

Charles Baudelaire nous a dit dans Le spleen de Paris qu“il faut toujours être ivre pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules, il faut s’enivrer sans trêve".

alcool hypnose paris 20, laurie le borges hypnothérapeute paris 20

La consommation d'alcool peut prendre plusieurs formes :

- une surconsommation en soirée amenant fréquemment à des blackouts

- une consommation reliée à certaines émotions, à des moments ponctuels.

- une incapacité à se passer d'un verre. On parle alors d'alcoolisme.

L’alcoolisme fait partie des addictions. Une addiction est une répétition d’actes susceptibles de provoquer du plaisir mais marqué par la dépendance à un objet matériel ou à une situation recherchée, et consommée avec avidité.

Le plaisir dans ce contexte est source de récompense que l’on obtient après avoir fait les actes. C’est une recherche de quelque chose qui fait du bien, l’illusion que le plaisir ressenti de manière répétitive est un plaisir qui permet d'être connecté, relié au monde, de vivre, de donner l’impression que sans ce plaisir là, sans ces actes, il n’y a pas de possibilité d’exister, d'être. C’est une course vers un eden perdu. La dépendance se forme autour du plaisir et du produit qui l’accompagne.

L’avidité se caractérise par la recherche de quelque chose de plus beau, plus fort, plus intense et en même temps, la personne ne le trouve pas. Au bout d’un certain temps, l'avidité va pratiquement remplacer la notion de plaisir.



L'addiction à l'alcool


Le comportement addictif est assimilé avec :

  • le plaisir procuré

  • le soulagement éphémère du malaise intérieur comme l’anxiété, l’angoisse, une forme de mal-être

  • un échec répété du contrôle du comportement addictif alors qu’il y’a en même temps l’illusion du contrôle

  • la persistance dans le comportement addictif alors qu’il y’a des conséquences négatives.

Malgré la conscience qu’il peut y’avoir du côté nocif de l’addictif, la personne n’arrive pas à arrêter. D'où le fait de jouer sur la culpabilité par l’entourage n’aide en général pas la personne et ne réussit pas à la faire arrêter dans un comportement de type addictif.


Beaucoup de personnes sujettes à l'alcoolisme souffrent de dépression. La dépression correspond à quelque chose qui s'écroule à l’intérieur de la personne, qui s’effondre. L’addiction serait presque comme une manière de ne pas trop s’effondrer, de ne pas trop être dans le gouffre.

Plusieurs étapes dans le comportement addictifs sont souvent constatées :

  1. un contexte de fragilité, une estime de soi faible, de l’anxiété, un mal-être. (Pour reconnaitre la forme de mal-être, retrouvez l'article sur le sujet ici)

  2. la douleur disparaît temporairement en découvrant le produit : alcools, drogues, jeux…

  3. un sentiment de bien-être apparaît

  4. un effet “down”, de redescente, une forme de culpabilité, une estime de soi de nouveau très faible

  5. une opportunité de briser le cercle de la dépendance

  6. de nouveau, le retour sur le point 1 : un contexte de fragilité, une estime de soi faible, de l’anxiété, un mal-être et le cercle recommence

C’est le cercle du comportement addictif qui se met en place.


L’alcoolisme se définit par la perte de la liberté de s’abstenir de consommer de l’alcool. Il se détermine par le manque alcoolique.

L’alcool modifie le rapport au temps, avec l’idée de moins de contraintes, moins d’obligations, moins de fardeau. C’est la sensation de toute puissance contre le temps. L'alcool donne une sensation de vertige, on oublie ses malheurs, ses tensions pendant un temps.

Le rapport à la finitude est complexe chez les personnes souffrant d’alcoolisme. Si elles souhaitent dépasser leur problématique, il y’a souvent un travail à faire en rapport à l’acceptation de la finitude.

La tentation est constante avec l'alcool, à la différence de la drogue où il faut la chercher pour la trouver. L'alcool est à portée de main, elle est légale, elle est culturelle, elle est même plébiscitée, valorisée régulièrement en société. Le sevrage est d’autant plus complexe que le fait de boire est facilement accepté au sein des normes sociétales.

L’identité se construit assez souvent autour du produit. La personne a tendance à se définir comme alcoolique, je suis alcoolique, c’est qui je suis et non j’ai adopté un comportement relié à l’alcoolisme. Le travail va être de redéfinir l’identité de la personne, qui suis-je après ?



La notion de manque par rapport à l'alcool


Le manque se traduit soit :

  • physiquement : bouche sèche, tremblements, palpitations, vertiges, besoin de consommer de l’alcool. Ce manque crée une tension physique.

  • psychologiquement : la personne recherche a faire baisser sa tension physique en consommant de l’alcool. Ce qui se transforme en compulsion à continuer de boire.


Il y’a une sorte de ”jeu” qui se met en place, où la personne est de prime abord convaincue qu'elle n’est pas dépendante, que c’est elle qui maitrise la situation.


Une forme de ritualisation se met en place comme par exemple aller au bar du coin où on a pris l’habitude de se rendre ou boire l’apéro avec certains amis qui boivent aussi beaucoup. La personne peut boire parfois en cachette, à chaque soirée, lorsqu’elle rentre chez elle par exemple. La ritualisation enferme souvent dans un processus obsessionnel, avec l’illusion de calmer l’angoisse.


L'alcool vient souvent combler un sentiment de solitude. Un cercle social est alors essentiel à retrouver. C’est l’objectif des Alcooliques Anonymes, qui peut apporter une aide. Cependant, il est nécessaire de retrouver un cercle social avec des personnes qui n'ont jamais été dépendantes de l'alcool.


L'hypnose peut apporter une aide pour sortir du cercle de la dépendance à l'alcool.


Vous retrouverez un autre article sur les dépendances ici



C'est avec plaisir d'échanger si vous avez la moindre question. Retrouvez toutes les informations sur l'hypnose ainsi que mes coordonnées ici


N'hésitez pas à partager si l’article vous a plu !


Bien à vous,

Laurie Le Borgès

Hypnose Paris 20


Bibligraphie

Ameli lien

Santé Magazine lien



90 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout