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  • Accepter le passage à la retraite grâce à l’hypnose

    Accepter le passage à la retraite, un rêve ou une angoisse ? On en rêve parfois longtemps à l’avance ou parfois on y est contraint. Le moment arrivé, le passage à la retraite n’est pas forcément une étape évidente à accepter pour chacun. Après que la fête des adieux se soit achevée, que les cadeaux aient été ouverts et qu'une émotion soit passée, le choc de la perte de repères peut se faire ressentir. Pour une personne sur trois, la sortie de la vie active est un cap difficile à passer. Beaucoup de choses changent : les contraintes horaires disparaissent, le temps disponible devient total, le sentiment de ne plus être utile ou de ne plus avoir de but/de sens dans la vie... Cela se manifeste même chez une personne sur dix par des états dépressifs, des angoisses (pour en savoir plus sur les crises d'angoisse, c'est ici), une perte de confiance en soi, un abandon de ses aspirations personnelles, un renoncement à ses envies et à ses projets... voir des problèmes somatiques tels que des maux de tête, des maux de dos, des problèmes de peau tels que l'eczéma... La personne peut aussi combler le temps libre par n’importe quelle occupation lui permettant d'éviter de penser à son désœuvrement. Certaines personnes se définissent principalement à travers leur travail et les fonctions qu'elles occupent. Quand elles partent à la retraite, elles perdent tous leurs repères et ont l’impression de ne plus savoir qui elles sont. Elles ressentent une perte d'identité. Les premiers temps de la retraite ne correspondent pas souvent à ce que chaque personne s'imaginait auparavant. Rares sont les personnes qui ont su à l’avance ce qu’elles allaient vivre émotionnellement au moment du passage à la retraite et de la période qui s'ensuit. Cette période peut aussi être un cap pour la relation de couple, que ce soit en se retrouvant à temps plein ensemble ou bien l'un qui continue de travailler tandis que l'autre à tout son temps de libre. Dans le premier cas, de nouveaux repères peuvent être nécessaires à trouver. Dans le second cas, la personne concernée peut se sentir seule, délaissée, perdue et ressentir une perte de reconnaissance sociale. Se préparer ou apprendre à avancer autrement D’où l'importance de s’y préparer à l’avance : le départ à la retraite fait partie de l’un des plus gros bouleversements dans une vie. Un événement que l’on a parfois tendance à sous-estimer. Si la préparation n'a pas été faite en amont, l'apprentissage d'un nouveau mode de vie doit s'effectuer. Un temps d'adaptation est souvent nécessaire, qui varie en général de quelques semaines à quelques mois. L'apprentissage peut se faire sur l'acceptation de ses forces et de ses fragilités, accepter le nouvel environnement dans lequel on évolue, voire même s’en créer un nouveau qui nous correspond mieux. La tentation de se lancer dans tout et n’importe quoi pour occulter, éviter de se retrouver face à soi-même peut être grande. Cette phase de transition est inévitable et il est important d'accepter de la vivre. Ce qui permet ensuite de pouvoir commencer cette nouvelle vie de la meilleure manière possible. Cette nouvelle vie qui offre du temps pour soi, pour les choses qui nous font réellement plaisir. Cette rupture avec cette ancienne vie professionnelle est parfois si perturbante que certains retraités ne parviennent jamais à passer pleinement le cap. Beaucoup d'autres acceptent à leur rythme cette évolution. C'est l'occasion pour eux de revenir à certaines choses qui leur tenaient à coeur ou de participer à de nouvelles : se lancer dans une activité/une association, exercer une autre activité, voyager, s’amuser, créer, (re)trouver leurs amis et leurs rêves, recréer du lien avec le partenaire, faire de nouvelles rencontres, faire une activité physique, reprendre des études... Les idées ne manquent pas. Apprendre à penser à soi Apprendre à s'occuper de soi, de ses besoins, de ses envies permet de se projeter dans l’avenir. Certaines personnes ont des rêves non réalisés qu'elles mettent en œuvre, d’autres sont dans une phase de reconstruction. Dans les deux situations, l’action est nécessaire et permet de continuer de se sentir exister en avançant, en s’engageant. La confiance en soi et l'énergie sont des facteurs essentiels dans cette étape de vie. Le temps d'adaptation est variable en fonction de chacun. On considère qu'en général au bout d'un an environ, la transition s'effectue. Si le sentiment de ne pas avoir réussi à tourner la page sur l'ancienne partie de votre vie continue de persister, des solutions existent pour être accompagné. Pour en savoir plus sur les étapes d'un deuil, cliquez ici Quelles solutions pour être accompagné(e) dans cette transition ? Certaines personnes font appel à des conseillers, des coachs qui animent des ateliers pour se préparer à la retraite. D'autres vont être guidés par leur médecin traitant ou un psychologue. Se rendre chez un praticien en hypnose pour un accompagnement sur plusieurs séances est aussi une solution choisie par certains. En vous aidant à avancer, à accepter et à mettre en place votre nouvelle vie, l'hypnose se révèle être un outil efficace. Le nombre de séances varient en fonction de chacun. C'est avec plaisir d'échanger si vous avez la moindre question. Retrouvez toutes les informations sur l'hypnose ainsi que mes coordonnées ici N’hésitez pas à partager si vous l'article vous a plu ! Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20 Bibliographie - Cairn Info lien - Notre temps lien

  • La personnalité limite ou borderline

    La personnalité borderline, également appelé trouble de la personnalité limite fait partie des différentes catégories des troubles de la personnalité. Le trouble de la personnalité fait partie des troubles psychiatriques répertoriés dans le DSM-5. Il se caractérise par une intolérance à la solitude. Les personnes souffrant de ce trouble mettent tout en œuvre pour éviter de se retrouver confronter à un sentiment d'abandon. Lorsque les stratégies échouent, elles vivent une situation de crise. Parmi ses crises, on peut retrouver des tentatives de suicide comme un appel au secours pour que l'on s’occupe d'elles. La personnalité borderline d'après le DSM-5 "se caractérise par une tendance constante à l'instabilité et l'hypersensibilité dans les relations interpersonnelles, l'instabilité au niveau de l'image de soi, des fluctuations d'humeur extrêmes, et l'impulsivité". Les personnalités borderlines font partie du groupe B du DSM-5 correspondant aux personnalités impulsives. La prévalence médiane estimée est de l’ordre de 2,7% aux Etats-Unis. Les causes de ce trouble de la personnalité Une composante héréditaire semble être présente. Les parents au premier degré de personnes ayant eu un diagnostic du trouble de la personnalité borderline (limite) seraient 5 fois plus susceptibles de développer le trouble que la population générale. Les dérèglements des fonctions de régulation du système cérébral et du système des neuropeptides pourraient également participer à ce trouble pour certaines personnes mais pas toutes. On remarque certains facteurs qui peuvent contribuer au développement d'un trouble de la personnalité borderline : Des forts stress vécus au cours de la petite enfance Des reviviscences de sévices physiques et/ou sexuels De la négligence infantile Une séparation avec les parents et/ou la perte d'un parent au cours de l'enfance La liste des causes possibles est non exhaustive. Les caractéristiques identifiables d’un trouble de la personnalité borderline ou limite Un diagnostic fondé sur des critères cliniques doit être établit par un psychiatre pour être valide. Les symptômes apparaissent au cours de l’adolescence ou au début de l'âge adulte en général. Parmi les critères suivants, la personne doit répondre au moins à 5 des critères suivants pour être diagnostiquée comme ayant un trouble de la personnalité borderline : une énergie extrême dépensée pour éviter le sentiment d’abandon ou de négligence (qu’il soit réel ou imaginaire) avec réaction de peur ou de colère intense des fluctuations rapides d'humeur, qui en moyenne durent quelques heures et rarement plus de quelques jours sentiments forts de vide, de ne pas exister d’autant plus quand elle a l’impression que personne ne se soucie d’elle et/ou prend soin d’elle des relations intenses instables qui fluctuent entre idéalisation et dévalorisation de l'autre un comportement ou des menaces de suicide ou d'auto-mutilation (se couper, se brûler …) fréquent. La plupart de ces actes autodestructeurs n’ont pas pour objectif mettre fin à leur vie, mais le risque de suicide est 40 fois supérieur à celui de la population générale. 8 à 10% de ces personnes décèdent par suicide. un changement brutal et radical de point de vue sur soi-même pouvant amener à changer d’opinions, de valeurs, d’objectifs, d’amis… des pensées paranoïdes passager ou des symptômes dissociatifs graves et parfois des symptômes psychotiques comme des hallucinations ou des idées de référence peuvent être amenés par un stress excessif couramment en lien avec la peur de l'abandon. une impulsivité dans au moins 2 contextes différents et qui peuvent portés préjudice comme des rapports sexuels non protégés, le recours aux substances en excès, une frénésie dépensière et/ou alimentaire, une conduite imprudente, l’addiction au jeu etc… une forte colère inappropriée ou des difficultés à gérer l'émotion de la colère. Cette colère peut se manifester de façon sarcastique et mordante, avec amertume ou avec des propos virulents. Leur colère est souvent orientée vers un proche qu'ils accusent de négligence ou d'abandon. On retrouve également souvent : la peur de la solitude les choses sont vécues comme bien ou mal, de manière extrême, sans nuances possibles elle peut ressentir de l'empathie pour une personne et prendre soin d'elle à condition qu’elle sente une réciprocité et qu’on s’occupera d’elle quand elle l’exigera. la personne se juge souvent comme mauvaise sentiment de honte et de culpabilité, ce qui renforce leur sentiment d'être mauvais. une extrême sensibilité aux stress des autres un sabotage régulier lorsqu’elle est sur le point d'atteindre un objectif A ne pas confondre avec le trouble bipolaire, le trouble de la personnalité narcissique (pour en savoir plus ici) ou le trouble de la personnalité histrionique (pour en savoir plus sur le sujet, c'est ici). A ne pas confondre non plus avec un trouble de stress post-traumatique (pour en savoir plus ici, un trouble de toxicomanie ou avec un état anxieux. Quelles sont les solutions thérapeutiques pour un trouble de la personnalité borderline ou limite ? Plusieurs approches ont montré des améliorations significatives : une psychothérapie cette thérapie peut être accompagnée par une prise de médicaments permettant d’accompagner la personne dans son processus de travail les thérapies cognitivo comportementales (TCC). L'objectif sera de mettre en situation dérangeante avec des étapes progressives adaptée à la personne pour s’accoutumer aux situations problématiques. la thérapie de groupe permettant d’avoir l’effet de groupe et de prendre conscience de ne pas être seul(e) face à ces problématiques. un accompagnement en hypnose. Après avoir établi un diagnostic chez un médecin ou psychiatre, et être suivi en psychothérapie, un travail en hypnose par un professionnel de la santé pratiquant l'hypnose sur plusieurs séances en complément peut aider La psychothérapie et l’accompagnement en hypnose ont pour but de travailler de manière différente par exemple sur : les traumatismes éventuels de l’enfance, l’adolescence ou l'âge adulte l’amélioration de l’image de soi la régulation des émotions C'est avec plaisir d'échanger si vous avez la moindre question. Retrouvez toutes les informations sur l'hypnose ainsi que mes coordonnées ici Si l'article vous a plu, n'hésitez pas à le partager :) Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20 Bibliographie DSM-5 Formation du Dr Alain Héril

  • Se construire tout au long de sa vie : les grandes étapes de notre développement

    Une des théories psychologiques développée par Erik Erikson peut permettre de mieux comprendre notre développement et notre histoire. Psychologue du développement et psychanalyste, Erik Erikson était convaincu du développement de certaines de nos ressources et de nos capacités tout au long de notre vie. Différentes phases nous confrontent à des évolutions, des transformations amenant à modifier le rapport à la vie, aux autres, au monde et à soi-même. A chaque stade, de nouveaux challenges se présentent et la personne peut acquérir les compétences pour les maîtriser. Ces challenges peuvent représenter des conflits internes et externes auxquels la personne se retrouve confrontée à un moment donné dans son parcours. Pour en savoir plus sur le sujet des conflits internes, c'est ici. Un manquement dans ce développement pourrait entraîner des problématiques se répercutant dans notre vie, même des années plus tard. Son modèle repose sur 8 stades de développement au cours de notre vie. Les 8 stades de développement Ces capacités et ressources se distinguent en 8 stades d’apprentissage : la capacité de confiance qui s'acquiert de la naissance à 1 an. A ce stade, l’enfant développerait la capacité de confiance vis-à-vis de soi, des autres et du monde. S’il ne se sent pas suffisamment en sécurité dans la satisfaction de ses besoins, il peut alors développer de la méfiance. la capacité d’autonomie se développant de 1 à 3 ans. L’autonomie se définit comme la capacité à s’apporter à soi-même sa propre loi. Dans cette étape, l’enfant développerait une capacité d’affirmation de son indépendance par l’exploration de l’environnement et par la capacité à pouvoir affronter les difficultés par soi-même. A l’inverse, s’il n y a pas d’encouragements, des moqueries, un environnement trop restrictif, l’enfant peut alors développer de la honte et/ou du doute. la capacité d’initiative de 3 à 5 ans. Des ressources de planification, d’anticipation et de réalisation d’une tâche se développent. L’enfant apprend à faire des choix. S’il n’est pas assez encouragé, guidé et aidé, il peut développer une culpabilité. la capacité à se sentir compétent.e., capable. Il y a une recherche de reconnaissance. S’il est encouragé dans ses apprentissages, dans l’accomplissement de tâches, il aura tendance à développer une plus grande persévérance, une plus grande rapidité et une envie de se mettre au travail. S’il est puni ou qu’on se moque de lui, il peut développer un sentiment d’infériorité et aura tendance à s’isoler. la capacité à développer sa propre identité de 12 à 18 ans. Le regard des autres est une préoccupation. C’est une phase de transition entre le monde de l’enfance et le monde des adultes, qui peut engendrer des peurs. La confusion des rôles peut se produire si ce stade ne se réalise pas bien. la capacité à être dans l’intimité de 18 à 40 ans. L’identité continue de se construire au contact d’ami.e.s. La peur du rejet et/ou des ruptures est très fréquente. L’apprentissage à faire des compromis nécessaires à développer des relations intimes se développent. Si ce stade ne se déroule pas bien, un sentiment d’isolement peut en découler. la capacité de transmission de 40 à 65 ans. Le fait de transmettre aux générations futures et/ou d’apporter sa contribution d’une quelconque manière est un besoin de cette étape de vie permettant de développer le sentiment d’accomplissement. Si ce stade ne s’effectue pas par un trop grand autocentrage, il peut en résulter un sentiment d’insatisfaction, de stagnation voire de vide. la capacité d’intégrité personnelle, qui permet de regarder sa vie et d’en avoir un sentiment satisfaisant. Si ce n’est pas le cas, un sentiment de désespoir peut survenir et peut amener à une dépression. Utilité de la théorie des stades de développement Cette théorie permet de mieux comprendre les personnes qui n’ont pas eu les outils pour développer les ressources nécessaires à certains stades de développement et ont des difficultés à gérer les difficultés de la vie à l'âge adulte (que ce soit de l'ordre de la confiance en soi, dans le monde, dans les relations avec autruis, dans le rapport au travail, dans l'état émotionnel général : anxieté, état dépressif...). Pour en savoir plus sur les difficultés relationnelles, c'est ici Cette théorie a été critiquée notamment sur la segmentation par âge bien spécifique. En réalité, la rencontre avec ces challenges peut survenir probablement à tout âge selon Erik Erikson. Il a mis en avant ces tranches d'âge que par le fait que les challenges sont le plus apparents à cette période là, pour un grand nombre de personnes. Certaines approches thérapeutiques, dont l’hypnose, peuvent aider sur l’apprentissage de ressources qui auraient manquées lors de la construction identitaire d’une personne au cours d’un des stades ou de plusieurs stades de développement. Ce travail nécessite un accompagnement sur plusieurs séances. Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20 Pour aller plus loin Explication en vidéo ici Cairn.info

  • Efficacité de l'hypnose

    L'efficacité de l'hypnose L'hypnose est de plus en plus utilisée aussi bien dans le domaine hospitalier concernant les opérations sous anesthésie, les accouchements, la gestion de la douleur..., mais aussi chez certains dentistes ou bien dans le domaine psychothérapeutique. Qu'est-ce que l'état hypnotique et quelle efficacité ? Plusieurs publications ont permis de donner plus d'explications sur le fonctionnement du cerveau plongé en état hypnotique et de mettre en évidence que certains réseaux neuronaux changent de dynamique dans cet état. Il a ainsi été démontré que cet état ne correspond ni à un état d'éveil, ni à un état de sommeil ni à un état de méditation. La définition de l'état d'hypnose est multiple : - "la seule chose certaine, c'est qu'il existe chez les sujets hypnotisés ou impressionnables à la suggestion une aptitude particulière à transformer l'idée reçue en acte", Hippolyte Bernheim (professeur de médecine et neurologue français, connu pour son impact dans le cadre de l'histoire de l'hypnose et de la psychothérapie). - Selon Ivan Pavlov, il correspond à un état intermédiaire entre la veille et le sommeil. - Selon le petit Larousse, c'est "un état de conscience particulier, entre la veille et le sommeil, provoqué par la suggestion". - Selon Milton Erickson, "c'est un état de conscience particulier qui privilégie le fonctionnement inconscient par rapport au fonctionnement conscient" et "c'est un état de conscience dans lequel vous présentez à votre sujet une communication, avec une compréhension et des idées, pour lui permettre d’utiliser cette compréhension et ces idées à l’intérieur de son propre répertoire d’apprentissages". C'est un processus d'immersion dans un état modifié de conscience, où la perception et la notion du temps ainsi que le jugement et l'appréciation des éléments peuvent être modifiés. Pour en savoir plus sur le fonctionnement de l'hypnose, cliquez ici Qu'est-ce qui se passe dans cet état modifié de conscience ? Trois grands réseaux cérébraux sont complètement reconfigurés en état hypnotique : - le contrôle exécutif, qui permet de focaliser son attention - le réseau de saillance, nécessaire pour sélectionner les éléments pertinents en vue d'une action - le mode par défaut qui s'enclenche quand notre esprit s'évade. Cette reconfiguration entraîne plusieurs éléments : - Un détachement vis-à-vis de nos actions L'activité entre le cortex préfrontal dorsolatéral (réseau du contrôle exécutif) et le cortex cingulaire postérieur (réseau du mode par défaut) est diminuée. Cela implique une perte du sens critique et un détachement vis-à-vis de soi-même et de ses propres actions. - Une attention fortement focalisée Le niveau de connexion entre l'insula (réseau en lien avec les sensations corporelles intérieures) et le cortex préfrontal dorsolatéral (réseau du contrôle exécutif) augmente. Le mental se focalise sur les sensations internes, les fonctions corporelles, les émotions... ce qui permet d'amener à la relaxation. - La création d'une "bulle intérieure" L'activité du cortex cingulaire antérieur (qui fait le tri dans les informations) baisse. Une perte de contact notamment avec le milieu extérieur. Les émotions désagréables s'éloignent et en même temps, une ouverture à la suggestion s'effectue. Comment parvient-on à un état hypnotique ? Plusieurs phases se distinguent : - La phase d'induction Cette phase crée des modifications de perception. Elle peut être plus ou moins rapide à créer, en fonction de chaque personne. Ces modifications de perception permettent de lâcher une forme de rigidité mentale. C'est une phase induisant la relaxation tout en provoquant une confusion. - La phase de transe Il existe différentes techniques d’hypnose, différentes méthodes en fonction des problématiques. Le praticien va chercher à adapter les outils, les techniques à la problématique de la personne et à ce qu’il a déterminé du mode de fonctionnement de la personne dans la première étape de la séance. La personne reste consciente, elle peut donc intervenir et interagir à tout moment. Il est également possible pour la personne accompagnée de participer, de parler pour aider dans l'avancement du travail de changement si elle en ressent le besoin. - La phase de sortie Tout simplement, l’accompagnant va aider la personne à revenir progressivement à son rythme dans un état de conscience dit "normal" pour qu’elle puisse reprendre ses activités, la suite de sa journée/sa soirée en se sentant bien. Pour en savoir plus sur le déroulement d'une séance d'hypnose, cliquez ici L'efficacité de l'hypnose dans Les différents approches d'accompagnement L'hypnose peut être appliquée à différents domaines notamment antalgique, sédatif et psychologique. Dans le milieu hospitalier, on distingue : - L’hypnoanalgésie : qui correspond à l’utilisation de l’hypnose comme méthode antalgique. - L’hypnosédation : elle a pour but d’amplifier les ressources d’anxiolyse et d’analgésie en combinant hypnose et sédation consciente sous forme intraveineuse. Concernant l'hypnose d'accompagnement, plusieurs courants existent en France : - L’hypnose classique et semi-traditionnelle L’hypnose classique a été la première manière de pratiquer l’hypnose et est caractérisée par un aspect autoritaire et directif. - L’hypnose humaniste L’hypnose humaniste s'adresse également à la conscience supérieure de la personne et agit ainsi en pleine conscience. - La nouvelle hypnose La nouvelle hypnose se veut respectueuse de l’individu, c'est à la personne qui fait la séance de choisir elle-même, son évolution et ses objectifs. Elle apprend l'auto hypnose pour être autonome le plus rapidement possible. - L’hypnose ericksonienne L’hypnose ericksonienne découle de la pratique du docteur Milton Erickson. Elle se caractérise par une pratique souple de l’hypnose, indirecte et non dirigiste. Lors d’une séance d’hypnose ericksonienne, le praticien fait en sorte que conscient et inconscient travaillent ensemble pour résoudre la problématique de la personne. De nombreux courants modernes se sont créés en s'inspirant de l'hypnose ericksonienne : la thérapie familiale, la thérapie systémique ou encore la PNL (Programmation Neuro-Linguistique). L'hypnose utilisée dans le domaine de l'accompagnement peut aider dans des problématiques variées telles que l'anxiété, la confiance en soi, les phobies, les troubles du sommeil, les compulsions alimentaires, la gestion du poids... Pour en savoir plus sur les idées reçues sur l'hypnose, vous trouverez un article sur le sujet : ici Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici N'hésitez pas à partager si l'article vous a plu ! Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20 Bibliographie Inserm lien Sciences et vie lien

  • L'inconscient du point de vue d'un praticien en hypnose

    Souvent associé dans la culture traditionnelle à nos nos désirs inavouables ou à nos angoisses, à nos peurs profondes, notre part inconsciente peut donner cette sensation de nous échapper. Cependant, ne pas la prendre en compte peut s'avérer néfaste, d'autant plus que c'est avant tout le réservoir de notre potentiel et de nos ressources. Cette part de nous-même nous communique régulièrement des informations utiles pour notre bien-être. L'inconscient réunit tous les processus et activités psychiques qui ne peuvent être ni perçus ni contrôlés par la conscience. Selon certaines études, votre inconscient serait en charge de 90% de ce que vous faites et pensez. Seulement 10% serait pris en charge par le conscient. Sigmund Freud définissait la conscience comme le lieu des pensées et des émotions rationnelles, tandis que l'inconscient comme celui de l'irrationnel. Mais les psychologues cognitifs contemporains émettent une approche différente. Ils ont mis en avant que les processus conscient et inconscient coopèrent pour répondre aux exigences de notre vie, de notre environnement... Les fonctions essentielles de l'inconscient 1. La régulation des fonctions biologiques Notre inconscient assure notre survie en régulant les fonctions biologiques : la température de notre corps, la respiration, les mouvements du corps, la pression sanguine par exemple... Nous ne réfléchissons pas à respirer, à comment bouger... ces fonctions sont gérées naturellement par l'inconscient. 2. La zone de stockage des apprentissages C'est notre pilote automatique depuis que nous sommes nés pour de nombreux apprentissages qu'on a automatisé : marcher, parler, retenir une poésie..., comme lorsque nous prenons les transports en commun, que nous arrivons chez nous sans s'être rendu compte du temps écoulé, du trajet effectué, plongé dans nos rêveries... Après un certain nombre de répétitions, le mode pilotage automatique s'est mis en route. C'est pourquoi nous n'avons pas à réapprendre à marcher tous les jours par exemple (ce qui est plutôt pratique ;). 3. La gestion des idées et de l'intellect Notre inconscient organise dans notre mémoire les informations qui nous sont transmises : les images, les ressentis, les sensations, les bruits, les odeurs... Il construit et déconstruit nos idées, nos pensées, nos convictions selon les expériences vécues, selon notre représentation du monde. 4. La prise de décision Un certain nombre de décisions sont prises sans y réfléchir consciemment. Des études ont démontré que lorsque nous prenons la décision de que nous achetons, où nous allons partir en vacances..., notre inconscient a un rôle clé dans la prise de décisions, sous l'influence de nos émotions. On peut le remarquer à chaque fois que l'on rencontre quelqu'un. Un jugement instantané se fait, nous lui associons inconsciemment une personnalité, un comportement même si nous ne le connaissons pas du tout et donc sur la base de très peu d'informations. Nous estimons très rapidement si nous allons apprécier la personne ou pas. Les jugements instantanés sont des processus de pensée quasi automatiques fréquents. 5. L'intuition Régulièrement, l'intuition est remarquée par une forme d'évidence, par des réponses très claires, par un ressenti particulier... ce qui peut aussi nous alerter sur des situations plus complexes, plus nuancées, nécessitant des ajustements… Il n'y a aucune logique consciente car la plupart du temps, quand quelqu'un tente d’expliquer son choix, on obtient des réponses comme "je ne le sens pas…", "il y a un truc qui me dérange…" et dans un certain nombre de cas, notre intuition s'avère être plutôt un bon indicateur. Les scientifiques parlent d'un "inconscient d’adaptation", cette capacité de notre cerveau à traiter en très peu de temps une multitude d'informations, qui nous informe pratiquement instantanément, et souvent beaucoup mieux, que de longues observations… Notre inconscient est présent 24h/24, 7 jours sur 7 (et non, pas de vacances pour lui ;). Que ce soit le jour, où il vous permet sans y réfléchir de tendre la main pour rattraper votre tasse de café lorsqu'elle tombe, de hocher la tête quand vous êtes d'accord sans même avoir à y penser, de retrouver, perdu dans toutes ces informations quotidiennes qui passent dans votre esprit, le nom du super restaurant où vous avez mangé le week-end dernier, etc... Que ce soit aussi la nuit, lorsque nous dormons, notre inconscient consolide notre mémoire. Le sommeil représente le tiers de notre vie. Que l'on s'en rappelle ou pas, nos nuits sont animées par des rêves déclenchés par notre inconscient. Finalement, notre inconscient c'est cette autre partie de nous même qui nous accompagne au quotidien. Quel est le rapport entre notre inconscient et l'hypnose ? La variation des états de conscience est naturelle et nous l'expérimentons tous à travers la rêverie, l'absorption ou la contemplation par exemple. Un état devient hypnotique quand il modifie de manière significative notre lien par rapport à l'intérieur et/ou à l'extérieur. Notre inconscient est un outil ayant beaucoup de processus en charge. Il arrive parfois comme tout outil, qu'il y'ait certains "dysfonctionnements", certains mécanismes qui ne nous conviennent pas et pourtant sont présents : des phobies, des angoisses, du stress... Un accompagnement en hypnose sur plusieurs séances permet d'aller travailler directement sur votre inconscient pour changer ces mécanismes, et cette fois-ci installer un mode de fonctionnement plus en adéquation. Pour savoir comment choisir un praticien en hypnose, vous trouverez un article ici et pour en savoir plus sur l'efficacité de l'hypnose, c'est ici C'est avec plaisir d'échanger si vous avez la moindre question. Retrouvez toutes les informations sur l'hypnose ainsi que mes coordonnées ici N’hésitez pas à partager si vous l'article vous a plu ! Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20 Bibliographie Passeport Santé lien Doctissimo lien

  • Comment choisir son praticien en hypnose ?

    On me pose souvent cette question, à savoir comment choisir un praticien en hypnose ? Je vais tenter de répondre au mieux à cette interrogation importante. Choisir son praticien en hypnose : quels sont les éléments à prendre en compte ? Plusieurs éléments me semblent pertinents pour pouvoir faire son choix : La formation Le minimum pour pouvoir avoir de bonnes bases en tant que praticien en hypnose est d’avoir suivi un cursus complet correspondant généralement à un technicien en hypnose, suivi d'un praticien puis d'un maître praticien. La plupart du temps, ce cursus est gage d'une réelle implication et d’un vrai travail de la part du praticien. L’organisme de formation où s’est formé le praticien en hypnose Je vous recommande de sélectionner un(e) praticien(ne) en hypnose qui s'est formé(e) dans une école parmi celles qui sont reconnues : l’A.R.C.H.E. (Académie de Recherche et Connaissances en Hypnose Ericksonienne) ou l’I.F.H.E. (L'Institut Français d'Hypnose Humaniste et Ericksonienne) par exemple. L’assurance professionnelle Vous pouvez demander à votre praticien en hypnose son assurance professionnelle car les assurances n’assurent que les professionnels justifiant d’une réelle formation. L'entente avec le praticien en hypnose L’entente, la confiance,la bienveillance entre le praticien en hypnose et la personne demandant de l'aide sont essentielles. La personnalité du praticien en hypnose compte pour beaucoup dans les résultats. On parle du « charisme » du praticien utilisant l’empathie : un mélange d’assurance, de convivialité et de confiance, aussi bien dans la pratique que dans les ressources de la personne. La relation est faite principalement du désir de la personne de changer, de la confiance dans la « méthode » appliquée et dans la disponibilité du praticien. Le temps disponible consenti par le praticien en hypnose Une autre réponse est le temps accordé à chaque séance. Prendre le temps est primordial : cela permet à la personne de se sentir à son aise, de pouvoir s'ouvrir plus facilement en étant écouté, comprise, sans le moindre jugement. Cela permet au praticien de comprendre réellement la personne, pour vraiment s'adapter à elle et lui proposer la méthode qui lui correspond pleinement. Les résultats sont d'autant plus efficaces, rapides et durables. Le retour et les avis de personnes Le retour des personnes ayant bénéficié de l'aide du praticien en hypnose est un élément important. Si le praticien a de bons résultats, en général, c'est un gage de qualité. Vous pouvez venir soit par recommandation d'un proche, d'une connaissance qui a bénéficié des apports de séances avec le praticien en hypnose ou bien avoir effectuer des recherches sur internet par exemple pour obtenir des informations comme les avis sur google, les notes sur les sites tels que annuaire-hypnotherapie.com, therapeutes.com ... Posez des questions à votre futur praticien en hypnose Quelles techniques sont utilisées ? Combien de temps dure la séance ? Est-ce qu'il a déjà traité des cas similaires ? Quel est le temps entre chaque séance ? etc.. Un professionnel impliqué dans son travail prendra toujours le temps de vous apporter des réponses. Comment devient-on praticien en hypnose ? Les praticiens en hypnose font partie des professions libérales. Aucun prérequis spécifique n'est exigé pour devenir praticien. Certains praticiens ont une formation médicale, d'autres pas. Aucun "don" n'est nécessaire pour pratiquer l’hypnose. L’hypnose s’apprend, demande du travail et de la pratique. Quelle est la différence entre un praticien en hypnose et un hypnotiseur ? On retrouve un hypnotiseur dans une salle de spectacle alors qu'un praticien en hypnose est là pour accompagner une personne face à un problème, à mieux se comprendre, à trouver une solution. Est-ce que je suis hypnotisable ? Tout le monde est hypnotisable car c'est un état naturel que l'on rencontre dans notre vie de tous les jours : le moment où on s'endort le soir, lorsqu'on n'est pas tout à fait éveillé, plus tout à fait endormi, le moment où on sent une odeur de pain chaud ou un parfum spécifique qui nous plonge dans un souvenir et nous déconnecte pendant un temps de la "réalité", une musique particulière qui nous met dans un état différent... ce ne sont que quelques exemples, il existe bien d'autres manières encore. Pour en savoir plus, cliquez ici Est-ce qu'il peut y avoir des résistances à l'état hypnotique ? Il est important de noter qu'on ne peut pas hypnotiser quelqu’un contre sa volonté. De même, si le rapport de confiance avec le praticien en hypnose n'est pas établi, si vous êtes pas à l'aise avec, cela ne fonctionnera pas. Dernier point de résistance possible : la personne n'est pas encore réellement prête pour le changement. Elle le fait pour faire plaisir à quelqu'un d'autre, pour se dire qu'elle tente quelque chose, mais ce n'est pas encore le moment propice. Chaque personne étant différente, l'accompagnement ainsi que sa durée sera spécifique pour chacun. L'hypnose ericksonienne repose sur ce principe fondamental. Veuillez noter que l'hypnose n'est pas recommandé dans le cadre d'un cabinet libéral pour les personnes sujettes aux états limites ou aux états psychotiques. Si vous avez des doutes, veuillez consulter votre médecin généraliste et/ou prendre rdv chez un psychiatre avant pour établir un diagnostic. Des questions ? Pour connaitre le déroulement d'une séance, cliquez ici Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici N'hésitez pas à partager si l'article vous a plu ! Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20

  • La personnalité antisociale

    La personnalité antisociale correspond à un mode général de mépris et de transgression des droits d’autrui qui apparaît dans l’enfance ou au début de l’adolescence et qui se poursuit à l'âge adulte. On a également parlé de psychopathie, de sociopathie ou de personnalité dyssociale. La personnalité antisociale fait partie du groupe B selon le DSM-5, c'est-à-dire les personnalités dramatiques, théâtrales et erratiques (dites instables). Pour David Lykken, généticien comportementaliste, les psychopathes naissent avec des caractéristiques psychologiques particulières comme l’impulsivité ou l'absence de peur qui les conduisent à chercher le risque et les rendent incapables d’intégrer les normes sociales. Les sociopathes ont un tempérament plus réglé : leur trouble de la personnalité tient davantage à un environnement défavorable comme des parents absents ou maltraitants, la pauvreté, des proches délinquants, un abus dans l’enfance, une intelligence extrêmement faible ou au contraire élevée… Le diagnostic du trouble de la personnalité antisociale Pour qu'un diagnostic de trouble de la personnalité antisociale soit établi, la personne doit présenter une forme de mépris persistant pour les droits des autres. En outre, au moins 3 critères parmi les suivants doivent être présents : Un manque d'honnêteté ex: mentir de façon répétée, utiliser des pseudonymes ou escroquer à des fins personnels ou par plaisir Être facilement provoqué ou agressif ex : bagarres ou agression des autres Le non-respect de la loi, mis en évidence par des actes répétés pour lesquels il existe des motifs d'arrestation Agir de manière impulsive ou ne rien prévoir à l'avance Ne pas avoir de remords, manifeste par une indifférence ou une accusation de ceux qu’il a blessé ou maltraité ex: “il le méritait” ou il accuse la vie ex: la vie est trop injuste Une irresponsabilité persistante comme le fait de ne pas assumer un emploi stable, ne pas honorer ses obligations financières… L’indifférence pour leur propre sécurité ou celle des autres Les caractéristiques d'une personnalité antisociale Les caractéristiques que l’on remarque chez une personnalité antisociale : Une indifférence froide ou méprisante envers les sentiments et la souffrance d’autrui. Une attitude irresponsable manifeste et persistante, le mépris des normes, des règles et des obligations sociales. L’incapacité à maintenir durablement des relations alors même qu’il existe pas de difficultés à les établir Une tolérance très faible à la frustration et l’abaissement du seuil “habituel” de décharge de l’agressivité, y compris par de la violence L’incapacité à éprouver de la culpabilité ou à en tirer un enseignement des expériences notamment des sanctions. Une absence de remords Ils ont une très grande détermination à ne pas se laisser faire et à faire ce qu'ils pensent être le meilleur pour eux, au détriment des autres si besoin. Tendance à tromper autrui par profit ou par plaisir : mensonges, escroqueries… Une bonne illustration de la personnalité antisociale est le personnage d’Alex DeLarge dans le film Orange Mécanique. Régulièrement, on remarque une présence avant l'âge de 15 ans de troubles de conduite. Ces troubles induisent des comportements répétés et persistants où les droits fondamentaux d’autrui et les principales règles qui s’appliquent à cet âge là sont bafoués. On note 4 types de comportements : agression envers les personnes ou les animaux destruction de bien fraude ou vol infraction grave au règlement (en fonction de l'âge) Les comorbidités sont souvent présentes. Un certain nombre de personnalités antisociales sont sujettes également à un trouble de toxicomanie. Un trouble du contrôle des impulsions, un trouble d'hyperactivité et/ou trouble de l’attention, ou un trouble de la personnalité limite (borderline) sont également courants. La prévalence au sein de la population est de 0,2 à 3,3% mais il semblerait que ces chiffres soient en augmentation. L’évolution est chronique mais tend à s’atténuer ou devenir moins évidente au fur et à mesure que l'âge de la personne s'accroît, notamment après 30 ans. Les causes sont inconnues mais les facteurs biologiques et génétiques semblent aussi importants que les facteurs sociaux et environnementaux. Le diagnostic ne peut pas être posé avant 18 ans. Cependant, il existe des signes précurseurs potentiels nommés la triade de Macdonald : la cruauté envers les animaux des périodes inhabituelles longues d’énurésie la pyromanie Le docteur Michael Craig a mis en évidence avec son équipe les points suivants : des connexions défectueuses entre la partie du cerveau traitant les émotions et celle qui concerne les impulsions et les prises de décision la réduction de fibres nerveuses qui assure un dialogue avec la partie du cerveau responsable du jugement de nos actions comme étant morales ou non, du contrôle des émotions et de l’empathie émotionnelle. Pour en savoir plus sur les personnalités narcissiques, c'est ici Quelles sont les solutions envisageables ? Il est indispensable d’aller effectuer un diagnostic chez un psychiatre ou un médecin traitant. En complément d’un suivi psychothérapeutique, un accompagnement en hypnose sur plusieurs séances peut apporter une aide sur le sujet. C'est avec plaisir d'échanger si vous avez la moindre question. Retrouvez toutes les informations sur l'hypnose ainsi que mes coordonnées ici Si l'article vous a plu, n'hésitez pas à le partager :) Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20

  • La personnalité narcissique

    La personnalité narcissique fait partie du groupe B, les personnalités théâtrales, dramatiques et erratiques (dites non stables) selon le DSM-5. “C’est un mode général de fantaisies ou de comportements grandioses, de besoin d'être admiré(e) et de manque d’empathie qui apparaît au commencement de l'âge adulte et est présent dans différentes situations”. La prévalence est de 0 à 6,2% au sein de la population générale. Les hommes représenteraient 50 à 75% des troubles de la personnalité narcissique. Le CIM 10 (Classification des Maladies Internationales) ne reconnaît pas la personnalité narcissique comme un trouble de la personnalité. Elle le classifie dans les critères provisoires pour certains troubles. Elle demande à ce que des études plus approfondies soient effectuées pour lever le doute sur certains éléments incertains. Un diagnostic chez un psychiatre ou un médecin traitant est à effectuer pour définir la présence ou non de ce trouble de la personnalité. Il peut parfois etre confondu avec le trouble de la personnalité histrionique (pour en savoir plus sur le sujet, c'est ici). Au moins 5 critères sont à diagnostiqués parmi les suivants pour répondre à un trouble de la personnalité narcissique : un sens grandiose de sa propre importance. Elle surestime ses relations et ses capacités, elle s’attend à être reconnue comme supérieur sans avoir fait quelque chose. est absorbée par des fantaisies de succès illimité, de beauté, de splendeur, de pouvoir ou d’amour idéal. Elle est dans une perpétuelle recherche de quelque chose d' inatteignable. pense être spéciale et unique et ne pouvoir être admise ou comprise que par des institutions ou des gens spéciaux et de haut niveau a un besoin extrême d'être admirée pense que tout lui est dû : elle s’attend sans raison valable à recevoir un traitement particulier et que ses envies et désirs soient systématiquement satisfaits. “Tout doit lui être servi sur un plateau en argent”. exploite les autres pour arriver à ses fins. Les relations intimes sont très complexes à établir car la personne en face à un sentiment d'être utilisée. un manque d’empathie : n’est pas disposée à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d’autrui (à ne pas confondre avec la personnalité antisociale qui, elle, fait exprès de gêner les gens). elle est jalouse souvent des autres et croit que les autres sont jaloux d’elle. On retrouve ici quelques traits de la personnalité paranoïaque, avec de la méfiance est arrogante et hautaine et est vue comme pédante Les caractéristiques de la personnalité narcissique On retrouve des éléments qui l’a caractérise : besoin constant de se mettre en avant alors qu’elle souffre d’un profond déficit de l’estime de soi besoin de l’admiration des autres mais méprise ses admirateurs préoccupation excessive de soi qui va en général coïncider avec une adaptation sociale uniforme et efficace (à la différence de la personnalité borderline, pour en savoir plus ici) relations intimes compliquées et perturbées profil professionnel où l’ego est flatté : présent dans les institutions académiques, les postes de direction de grands groupes industriels, à la tête d’entreprise, chef de groupe politique… Otto Kenberg, psychiatre et psychanalyste autrichien décrit cette personnalité par : une préoccupation extrême de soi, un égocentrisme surdimensionné une hyper assurance vaniteuse une hypertrophie du Moi, une confiance en soi extrême un grand besoin d'être aimé et admiré un grand besoin de compliments, d’encouragements… un amour du pouvoir et du commandement une ambition sans limite, un désir de briller, des fantasmes grandioses une survalorisation de soi et une dévalorisation des autres jusqu’à aller écraser les autres une jalousie et une idéalisation des personnes idolâtrées pour ensuite les faire tomber de leur piédestal et les dévaloriser une surface charmante, plaisante mais avec un fond froid et rude une très faible empathie (voire inexistante), une profonde déficience dans la capacité à aimer et la sollicitude des réactions de colère et de rage destructrice en cas d’échec hyperactif mais s’ennui très vite, une insatisfaction perpétuelle Dans les personnalités publiques connues qui ont développé le trouble de la personnalité narcissique, on retrouve Louis XIV, Napoléon Bonaparte. Les causes de la personnalité narcissique A priori, un défaut de maternage (comme la personnalité borderline) serait une des causes possibles. Il existerait une prédominance de figures maternelles froides, narcissiques ou hyper protectrices. L’enfant n’est alors pas regardé pour lui-même, le parent ne lui a pas porté un intérêt suffisant. Il s’est ainsi créé par lui-même, se créer un environnement porteur avec pour unique référence lui-même, n’ayant pu s’appuyer sur des figures extérieures. Au début, il s’est adapté en fonction d’une situation anxiogène en créant ce Soi narcissique pour se protéger. Ensuite, il se met à dévaloriser les autres personnes pour ne pas se sentir en danger et leur demande sans cesse à être regardé, admiré, valorisé… A ne pas confondre avec la personnalité borderline. Chez le narcissique, on retrouve : un soi grandiose et intégré une adaptation sociale constante et uniforme une absence d’auto destruction et de peur une rage narcissique quasi constante Tandis que chez le borderline, on retrouve : un soi grandiose alterné avec de la dévalorisation une inadaptation ou une insécurité sociale des actes autodestructeurs une alternance entre amour et rage destructrice Pour en savoir plus sur d'autres types de troubles de la personnalité, vous trouverez des articles sur la personnalité évitante ici ou encore dépendante ici Quelles sont les solutions envisageables ? Il est indispensable d’aller faire un diagnostic chez un médecin traitant ou psychiatre pour évaluer le trouble éventuel. Toutefois, on retrouve très peu de personnalités narcissiques qui souhaitent avoir un suivi. En complément d’une psychothérapie, un accompagnement en hypnose sur plusieurs séances peut accompagner le sujet. C'est avec plaisir d'échanger si vous avez la moindre question. Retrouvez toutes les informations sur l'hypnose ainsi que mes coordonnées ici Si l'article vous a plu, n'hésitez pas à le partager :) Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20

  • Le contrôle excessif, comment apprendre à le gérer

    Le besoin de contrôle fait partie du fonctionnement humain. Tous les êtres humains, chacun à leur manière et à un degré différent, tentent d'anticiper les événements, d'organiser sa vie quotidienne, d'éviter les erreurs et de sécuriser son environnement. C’est un besoin naturel, avec pour objectif de diminuer l’incertitude, de prendre des décisions, de se sentir compétent.e et en sécurité. Dans certains cas de figure, le contrôle est même primordial. Il aide à gérer des responsabilités, à atteindre des objectifs, à protéger ce qui compte pour nous... Mais lorsque la recherche de maîtrise devient trop forte, rigide ou permanente, elle peut progressivement se transformer en anxiété, générer des tensions relationnelles et de l’épuisement. Le besoin de contrôle, partant d’une bonne intention d’aider, se transforme alors en une tentative anxieuse d’éviter l’inconfort, l’imprévu ou la peur de perdre la maîtrise de soi, des autres ou de la situation. POURQUOI AVONS-NOUS BESOIN DE CONTROLER ? Le contrôle répond à un besoin de sécurité intérieure. Lorsque nous avons la sensation de maîtriser une situation, nous ressentons une plus grande stabilité émotionnelle. À l’opposé, l’incertitude peut faire écho à des peurs profondes comme la peur de l’échec, du rejet, de l’erreur, de la critique, de la perte… Certaines personnes développent ce besoin plus fortement souvent en raison de leur histoire personnelle. Une enfance avec beaucoup d'imprévisibilité, un environnement instable, de nombreuses critiques, de la négligence émotionnelle ou des expériences difficiles peuvent conduire à rechercher un contrôle constant pour éviter de revivre un sentiment d’insécurité. Le contrôle peut devenir une stratégie d’adaptation : tout anticiper pour éviter les mauvaises surprises vérifier plusieurs fois organiser chaque détail vouloir que les choses se déroulent exactement comme prévu avoir du mal à déléguer chercher à maîtriser ses émotions ou celles des autres … Cette stratégie peut fonctionner temporairement. Elle peut donner une sensation d’efficacité, de puissance ou de protection. Mais elle a aussi un coût psychologique/émotionnel important lorsqu’elle devient excessive. LES ASPECTS POSITIFS DU CONTROLE Il est important de se souvenir que le contrôle n’est pas négatif en soi. Une personne organisée, rigoureuse et prévoyante possède de grandes qualités comme le sens des responsabilités, la capacité d’anticipation, l'efficacité professionnelle, la fiabilité, la gestion des priorités et des risques, la persévérance... De plus, dans le monde professionnel, ces compétences sont souvent valorisées. Les personnes ayant un fort besoin de contrôle sont souvent investies, consciencieuses et exigeantes dans leur travail. Elles aiment que les choses soient bien faites et leurs ressources peuvent être très utiles dans les métiers tels que gestionnaires, entrepreneurs, responsables d’équipe… Dans la vie personnelle aussi, cette ressource peut être rassurante pour préparer un projet, organiser un voyage, gérer un budget, planifier des objectifs de vie ... Le problème surgit quand le contrôle devient une nécessité absolue pour calmer l’anxiété intérieure. Quand le contrôle devient excessif Le besoin de contrôle devient problématique lorsqu’il prend trop de place dans la vie personnelle et/ou professionnelle et génére de la souffrance chez la personne. Il empêche alors la souplesse, la spontanéité ou l’adaptation. La personne peut alors ressentir : une difficulté à supporter l’imprévu une anxiété importante lorsque les choses échappent à son contrôle une tension mentale constante un perfectionnisme excessif une peur de l’erreur une hypervigilance une fatigue importante ... Certaines personnes cherchent à tout vérifier, à anticiper tous les scénarios possibles ou encore à garder la maîtrise sur chaque détail. D’autres vont avoir besoin de contrôler leurs émotions, leur image, leurs relations ou parfois même les réactions des autres. Cette recherche constante de contrôle devient paradoxale : plus la personne cherche à maîtriser, plus elle développe de l’anxiété face à ce qui lui échappe, la réalité restant imprévisible. Aucun individu ne peut tout contrôler. Le contrôle excessif dans la vie personnelle Dans les relations personnelles, le besoin de contrôle peut être source de fortes tensions. La personne peut avoir du mal à faire confiance, à accepter que l’autre fonctionne différemment, à lâcher prise, à accepter les changements, à tolérer l’incertitude affective... Cela peut amener : un besoin de savoir constamment des attentes très élevées des difficultés à déléguer les tâches du quotidien une tendance à vouloir décider pour les autres une surveillance excessive des conflits liés à l’organisation ou à la manière de faire … Le contrôle peut survenir de manière plus subtile : vouloir maîtriser l’image renvoyée, cacher ses émotions, sa vulnérabilité ou chercher à paraître toujours fort.e. Sur du long terme, cette manière de fonctionner peut être épuisante et isolante. Elle bloque souvent à une véritable détente émotionnelle et peut limiter la profondeur des relations. Le contrôle excessif dans la vie professionnelle Dans le monde du travail, le besoin de contrôle est souvent valorisé, notamment dans les sphères compétitives ou exigeantes. Cependant, lorsqu’il devient excessif, il peut amener à : une surcharge mentale du stress chronique des difficultés à travailler en équipe un perfectionnisme paralysant un épuisement professionnel ... Certaines personnes ont du mal à déléguer car elles sont convaincus que personne ne fera “aussi bien”. Elles vérifient tout, reprennent le travail des autres ou veulent tout superviser. Cette attitude peut amener des tensions relationnelles et générer une pression importante, autant pour la personne concernée que pour son entourage professionnel. Le contrôle excessif freine souvent la créativité. Vouloir tout planifier laisse peu de place à l’expérimentation, à l’intuition ou à l’adaptation spontanée. Chez certaines personnes, cette quête de contrôle conduit de manière progressive au burnout. Le mental est constamment en alerte, incapable de relâcher la pression. Un épuisement s’en suit. Pour en savoir plus sur le burnout, c’est ici Le lien entre contrôle excessif et anxiété Le besoin de contrôle est souvent en corrélation avec l’anxiété. Contrôler devient alors une manière de tenter de diminuer l’inquiétude intérieure. Mais, plus la personne tente d’éviter l’incertitude, plus elle devient sensible à tout ce qui pourrait lui échapper. Le cerveau finit par associer le lâcher-prise/le relâchement/la détente à un danger potentiel. Certaines personnes vont même ressentir une culpabilité lorsqu’elles ne contrôlent pas suffisamment les choses selon leurs critères. Elles ont l’impression qu’elles doivent être vigilantes ou responsables de pratiquement tout. Cependant, vouloir tout contrôler est mission impossible, ce qui amène souvent des frustration, de la colère ou un sentiment d’échec. Pour en savoir plus sur l'anxiété, c'est ici Beaucoup de personnes associent souvent le lâcher prise à l’abandon, au laisser-aller ou au manque de responsabilité. En vrai, le lâcher prise pourrait se comprendre comme accepter qu’il existe une différence entre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous. L’idée n’est pas de devenir passif mais de gagner en flexibilité intérieure. Accepter l’incertitude permet progressivement de : réduire la pression mentale mieux gérer ses émotions gagner en sérénité améliorer ses relations développer plus de confiance en soi et en la vie Cela demande souvent de cheminer dans un travail intérieur, d’autant plus lorsque le besoin de contrôle est ancien et/ou profondément ancré. Pour en savoir plus sur le lâcher prise, c’est ici Comment apaiser un contrôle excessif ? Plusieurs approches peuvent aider à retrouver un meilleur équilibre : apprendre à identifier les situations qui déclenchent l’anxiété travailler sur les croyances liées à la peur de l’erreur ou de l’échec accepter progressivement l’imprévu développer plus de d'apaisement et de sécurité intérieur pratiquer des techniques de relaxation ou de respiration réapprendre à écouter ses émotions s’autoriser l’imperfection ... L’objectif n’est pas de supprimer totalement le contrôle qui est indispensable dans certaines situations mais de retrouver de la souplesse. Certaines approches thérapeutiques, comme l’hypnose, peuvent aider à apaiser les tensions internes associées à l’insécurité, l’hypervigilance et le besoin excessif de contrôle. Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20 Pour aller plus loin Psychologies.com

  • La personnalité schizoïde

    La personnalité schizoïde se caractérise par un détachement des relations sociales et une froideur émotionnelle, une forme de retrait. La prévalence est de 3,1% à 4,9% de la population générale. Cette personnalité est plus souvent présente chez les hommes. D’après le DSM, dix troubles de la personnalité sont regroupés en trois groupes fondés sur des similarités descriptives. Le groupe A correspond aux personnalités froides, bizarres ou excentriques et inclut les personnalités schizoïde, paranoïaque et schizotypique (pour en savoir plus sur la personnalité schizotypique, c'est ici). 4 critères au minimum doivent être présents parmi les critères ci-dessous pour valider un trouble de la personnalité schizoïde: pas de recherche ni d’envie d’avoir des relations proches, y compris les relations familiales. Le CIM-10 met en évidence une indifférence nette aux normes et conventions sociales. Quand elles ne sont pas respectées, ce n’est pas intentionnelles de leur part (au contraire du trouble de la personnalité antisociale). choisi presque toujours des activités solitaires ont peu de relations amoureuses, se mettent rarement en relation longue peu ou pas d'intérêt pour les relations sexuelles avec d’autres personnes n’éprouve du plaisir que dans de rares activités, voire aucune ex : jeux vidéos... n’a pas d’amis proches ou de confidents. Il ne désire pas en avoir, c’est un choix personnel de la solitude semble indifférent aux critiques et aux éloges des autres émoussement de l’affectivité préoccupation excessive par l’imaginaire et l’introspection capacité limitée à exprimer aussi bien des sentiments agréables, chaleureux et tendres envers les autres que des sentiments plus désagréables tels que de la colère semble indifférent ou parfois hautain, souvent parce qu’il a une mauvaise image de lui-même et/ou a besoin de garder une distance pour se protéger. Il a peur de l’intrusion par autrui. possède une armure de protection, doit s’ouvrir pour pouvoir entrer un peu en interaction avec autrui est dans une bulle de retrait : repli sur soi, protection impression de froideur et d’absence total d’affects Les caractéristiques de la personnalité schizoïde On retrouve plusieurs éléments communs : souris peu répond de manière très brève, voire parfois laisse le silence s’installer, dans une atmosphère qui peut être désagréable est dénuée d’une bonne partie d’émotions a un ton de voix monocorde attrait pour la la méditation, aux pensées abstraites, difficiles d’accès à autrui Aaron Beck, psychiatre américain, fondateur de la thérapie cognitive, a parlé de phrases typiques que l’on entend de la part de personne ayant un trouble de la personnalité schizoïde : "J'ai besoin de mon espace” “Je ne suis pas comme les autres” “Je trouve que ce qu’ils disent est inintéressant, je bois et fume pour faire comme eux et m’intégrer" “Je ne comprends pas pourquoi les autres sont heureux ensemble” La vie est plus simple sans les autres” Ils devraient me laisser seul(e)” “Il est mieux pour moi de garder mes distances et de faire profil bas” “Je suis un inadapté social” “La vie est fade et ingrate” “Je suis vide en moi” On retrouve plus facilement ces personnes dans des métiers où ils peuvent être seuls : veilleur de nuit, métiers de l’informatique, comptable, écrivain, camionneur sur long trajet, garde forestier, berger, gardien de phare, artiste (qui ont besoin d'être seul dans leur imaginaire)... Les personnalités qui vivent en ermites peuvent présenter des traits de personnalité qui peuvent être considérés comme schizoïdes. Mais, ce n’est que quand ces traits sont rigides, inadaptés, et qu’ils causent une altération importante du fonctionnement de la personne ou une souffrance subjective qu’ils peuvent alors être définis comme trouble de la personnalité schizoïde. De plus, un diagnostic de trouble de la personnalité quel qui soit est posé si une personne manifeste des modes de comportement et de cognition inadaptés qui se présentent dans au moins deux des domaines suivants :affectivité, fonctionnement interpersonnel, cognition ou contrôle des impulsions. Quelles sont les solutions envisageables ? La majorité des personnes ayant un trouble de la personnalité schizoïde ne ressent pas le besoin de suivre une thérapie. Il organise sa vie pour ne pas trop ressentir de dissonance. Lorsque son environnement est stable, il peut arriver à fonctionner de façon assez satisfaisante. Ils viennent plus souvent lorsqu’ils se sentent obligés d'avoir plus de proximité interpersonnelle qu’ils ne peuvent supporter. Ils viennent également lorsque l’environnement scolaire ou professionnel se dégrade. La première étape lorsqu'une personne souhaite se faire accompagner est de rendre visite à son médecin traitant ou un psychiatre afin d’établir un diagnostic. La thérapie cognitivo comportementale (TCC) qui met l’accent sur les interactions sociales peuvent apporter une aide intéressante. Peu de données sur les effets d’une psychothérapie ou de médicaments sur le trouble de la personnalité schizoïde sont présents. En complément d’un suivi psychiatrique, un accompagement en hypnose sur plusieurs séances peut apporter une aide. Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici N'hésitez pas à partager si l'article vous a plu ! Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20

  • Sport et hypnose

    Quel est le point commun entre André Agassi, Michael Jordan et Tiger Woods ? Ce sont des sportifs de très haut niveau dans leur domaine ? Oui Ils ont remporté de nombreuses compétitions ? Oui Ils ont beaucoup pratiqué l'hypnose dans leur préparation mentale ? Oui ! L’hypnose dans le milieu sportif est beaucoup utilisé notamment aux Etats-Unis et se développe en France. Quelle est l’utilité de l’hypnose vis-à-vis du sport ? L’hypnose peut aider à se remettre au sport. Pour ceux qui ont du mal à trouver la motivation, l'envie, l'hypnose peut apporter une aide. L'hypnose peut aussi accompagner les sportifs à différents niveaux afin d’arriver bien préparé à une compétition. Elle peut accompagner les athlètes sur le plan mental et sur le plan émotionnel. Avez-vous déjà remarqué que quand vous êtes bien, de bonne humeur, que vous vous sentez en pleine forme, le corps suit, l’effort à fournir est plus simple et plus agréable et vos performances sont meilleures ? Est-ce que notre état mental et notre état émotionnel n’auraient-il pas un lien ? Sur le plan physique Sur le plan physique, l'état hypnotique peut être utilisé pour apprendre à gérer la douleur : la douleur d’un effort, la douleur de récupération du lendemain ou encore la douleur suite à une blessure. En état hypnotique, les mécanismes d’auto-guérison du corps sont également stimulés, ce qui permet de mieux récupérer. L’hypnose ne remplace par l'entraînement sportif, vous devez composer avec vos propres capacités physiques. Sur le plan émotionnel Sur le plan émotionnel, des blocages divers peuvent survenir. Manque de motivation, d'envie, manque de confiance en soi, d’estime de soi, peur d’échouer, peur aussi parfois de réussir… ou encore un souvenir traumatique, une défaite non digérée, une blessure non acceptée… L’hypnose permet d’aller travailler sur le blocage qui empêche d’atteindre le maximum des capacités. Elle permet d'apprendre à gérer les émotions (pour en savoir plus sur le sujet, c'est ici), les doutes, le stress, l'anxiété, la pression, les insomnies… La préparation mentale à la réussite Elle permet de conditionner le mental dans un objectif de réussite, afin de mobiliser au maximum ses ressources disponibles. Dans une bonne énergie mentale, le sportif se donne plus de chance de réussir et d’atteindre son objectif. Elle permet aussi d’aller se mettre en condition dans les problématiques rencontrées, les difficultés à gérer en plein dans l’effort pour être au mieux préparé face aux obstacles, contrariétés… le jour J. Pour aller plus loin sur comment se fixer un objectif clair et efficace, vous trouverez un article sur le sujet ici L’utilisation de techniques hypnotiques de visualisation permettent d'accroître l’automaticité de gestes techniques précis nécessaires lors de compétitions. Le sportif va pouvoir travailler sur la visualisation de ses performances de manière répétée afin de réaliser le geste parfait et décupler sa motivation. L’hypnose permet de travailler également sur les croyances limitantes telles que “je ne suis pas capable”, “je ne vais pas y arriver”, etc ... afin de les modifier et d’installer un discours positif et encourageant, pleinement bénéfique pour atteindre l’objectif … Quelle est la différence entre l'hypnose et le coaching mental ? Une partie des méthodes de coaching est basée sur l’hypnose. La majorité des méthodes de coaching modernes s'inspirent de Milton Erickson, psychiatre américain, et une des plus grandes références en hypnose et dans la communication moderne. Il est très largement reconnu comme le praticien d’hypnose le plus talentueux de son époque. De nombreux coachs et préparateurs mentaux connus ont été ses élèves. Mais l'hypnose a toujours souffert à tort d’une mauvaise image. Le coaching s'est peu à peu dissocié de l'hypnose. La différence majeure réside dans le fait qu’en état hypnotique, les perceptions sensorielles sont plus accrues. Du fait d'être beaucoup plus connecté à ses sens, son corps, ses perceptions, l’apprentissage ou l’amélioration de l’exécution parfaite d’un geste ou d’une technique est bien plus important, changer les croyances limitantes se fait plus aisément... Comment fonctionne notre inconscient ? Notre inconscient traite plus de 2 000 informations à la seconde, il contrôle et gère plein d'actions dont on n’a pas à penser consciemment : respirer, marcher, hocher la tête, cligner des yeux... Nos diverses croyances y sont également stockées : l’image de soi-même, notre confiance, nos doutes... Dans cet état hypnotique, on accède plus facilement à cette partie de nous-même plus inconsciente qui nous échappe habituellement en état conscient pour pouvoir utiliser nos ressources de changement et les orienter vers l’objectif défini au préalable dans la première partie de séance. Cette première partie de séance va amener à se poser des questions telles que : De quoi ai-je besoin pour faire mieux ? Qu’est-ce qui m'empêche d’atteindre mon objectif ? Est-ce que je suis confronté à des blocages, des croyances limitantes ? Comment j'imagine que je vais me sentir dès que mon objectif va être atteint ? La seconde partie de séance amène plus profondément en hypnose et va pouvoir offrir la possibilité de travailler sur la problématique identifiée et l’objectif à atteindre. L’hypnose permet vraiment de s’adapter à chacun dans sa difficulté ou dans sa volonté d’amélioration qui lui est propre et de répondre ainsi aux besoins spécifiques. Quelques séances se révèlent souvent nécesaires. Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger. Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici N'hésitez pas à partager si l'article vous a plu ! Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20 Bibliographie - Annuaire-Hypnothérapie lien - L’équipe lien

  • La personnalité histrionique

    La personnalité histrionique se démarque par une recherche constante d’attention et de validation. Les personnes histrioniques sont souvent décrites comme dramatiques, émotionnelles et extraverties. Elles ressentent un malaise important lorsque l’attention n’est pas focalisée sur eux. Elle a besoin de nouveauté constamment et peut s’ennuyer très facilement. C’est pourquoi elle peut souvent changer d’amis, de travail, de loisirs… Elle a besoin de gratification quasi immédiate faute de quoi, elle se retrouve confrontée à de fortes frustrations. L’intimité émotionnelle et/ou sexuelle est souvent compliquée. Elle fait partie de la catégorie B du DSM-5 (le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association américaine de psychiatrie) en lien avec les troubles de la personnalité associés à l'impulsivité. La prévalence serait inférieure à 2% de la population générale, dans une proportion équivalente chez les femmes et les hommes. Les caractéristiques du trouble de la personnalité histrionique Les caractéristiques proviennent du DSM-5 et comprennent la présence d’au moins 5 des éléments suivants qui ont commencé au début de l'âge adulte : une forte émotivité avec une forte instabilité une recherche constante d’approbation pour tenter de faire remonter la faible estime de soi une auto-dramatisation et une théâtralité : les émotions sont souvent exagérées une recherche d'attention excessive avec un mal-être lorsque l'attention n’est pas focalisée sur eux une utilisation courante de l'apparence physique pour avoir de l'attention un comportement sexuellement séducteur ou provocateur, de manière inappropriée un discours manquant de détails concrets, très vague une vulnérabilité à l’influence : ils sont facilement suggestibles par d'autres personnes ou situations une perception déformée de la réalité notamment avec l'impression d’avoir des relations plus intimes que ce qu'elles sont réellement Ce fonctionnement par la séduction permanente se transforme en outil de manipulation pour répondre à ses propres besoins, au détriment de ceux d'autrui. Elles portent souvent des vêtements très sexy ou provocateurs, inadaptées à l’environnement dans lequel elle se trouve, dans l’objectif d’obtenir de l’attention Lorsque l’attention recherchée n’est pas obtenue, la personnalité histrionique peut se placer en victime et va dénigrer autrui, pourra être sujet à des colères intenses et dans la dramatisation émotionnelle. De nombreuses personnes apprécient d'être charmantes, séductrices et d’avoir de l’attention. Cependant, cela ne génère pas pour autant un mal-être, une forme d’état dépressif lorsqu’elles n'obtiennent pas cette attention. C’est caractéristique de la personnalité histrionique lorsqu’il y’a une souffrance du manque d’attention. Dans certains cas, les tentatives de suicide peuvent être utilisées pour attirer le regard sur leur souffrance. Le trouble de la personnalité histrionique ne doit pas être confondu avec le trouble de la personnalité dépendante (pour en savoir plus, c’est ici), celui de la personnalité narcissique (ici) et celui de la personnalité borderline (limite) Pour en savoir plus : ici. Les problématiques rencontrées par les personnalités histrioniques Les personnes avec un trouble de la personnalité histrionique peuvent faire face à plusieurs problèmes dans leur vie quotidienne : des relations instables et conflictuelles en raison de leur besoin excessif d'attention des difficultés professionnelles : leur comportement dans l'exubérance théâtralisée peut nuire à leur performance professionnelle et à leurs relations de travail des problèmes émotionnels : une détresse émotionnelle et une faible estime de soi peuvent être source de souffrance des problèmes d’addiction : alcool, drogue pour tenter de surmonter le mal-être du aux désillusions notamment amoureux une anxiété, un état dépressif suite à l’intolérance aux frustrations et à la forte réactivité émotionnelle une dépendance affective, une soumission à l’autre La liste est non exhaustive. Les causes possibles de la personnalité histrionique Les causes exactes du trouble de la personnalité histrionique ne sont pas entièrement comprises. Plusieurs facteurs pourraient y contribuer : génétiques environnementaux : des expériences de vie, telles que des relations familiales instables, un manque d'attention ou au contraire un trop plein d’attention durant l'enfance, pourraient jouer un rôle. Des traumatismes tels que la négligence, la maltraitance, la violence verbale… peuvent également être une cause possible psychologiques : certains traits de personnalité et mécanismes de défense développés au fil du temps peuvent y contribuer Quelles sont les solutions pour accompagner un trouble de la personnalité histrionique ? La première étape essentielle est de réaliser un diagnostic auprès de son médecin traitant, psychologue ou psychiatre. Suite au diagnostic, un suivi régulier auprès d’un psychologue et/ou psychiatre est indispensable. En complément, un accompagnement en hypnose sur plusieurs séances peut apporter une aide sur plusieurs aspects. Par exemple : une introspection pour apprendre à mieux gérer les émotions le travail sur l'estime de soi, pour mieux s’accepter faire évoluer certaines représentations / schémas de pensées / croyances la diminution du stress et de l'anxiété Chaque personne étant unique, le travail se fait de manière personnalisée. C'est avec plaisir d'échanger si vous avez la moindre question. Retrouvez toutes les informations sur l'hypnose ainsi que mes coordonnées ici Si l'article vous a plu, n'hésitez pas à le partager :) Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 20 Bibliographie DSM-5 lien Doctissimo lien

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