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Le rôle de l’entourage face à une personne en difficulté


rôle de l'entourage : comprendre son importance


Lorsqu’une personne traverse une période difficile, que ce soit sur le plan émotionnel, psychologique ou liée à des événements de vie, l’entourage peut jouer un rôle précieux. La simple présence d’un proche qui n’est pas là pour juger, faire la morale ou des reproches peut apporter un point d’ancrage dans un moment où tout semble instable. Être là, physiquement et/ou émotionnellement, peut envoyer le message souvent nécessaire “tu n’es pas seul.e”.

Cette présence ne doit pas non plus être envahissante. L’objectif n’est pas d’occuper tout l’espace ou de vouloir combler chaque silence, mais simplement d’offrir une véritable disponibilité. Parfois, rester aux côtés de quelqu’un sans chercher à parler ou à agir est déjà une forme de soutien.



L’empathie : se rapprocher sans envahir


Dans de nombreuses approches, l’empathie est souvent considérée comme un élément fondamental dans la relation d’aide. Le principe est de tenter de comprendre ce que l’autre ressent, laisser un espace pour qu’il dépose sa souffrance sans la juger ni la minimiser et sans pour autant absorber ses émotions.

On évite alors dans la comparaison “moi aussi j’ai vécu ça”... ou de la minimisation comme “il y a pire”.... Ces phrases peuvent souvent partir d’une bonne intention mais elles peuvent involontairement invalider les ressentis et le vécu de la personne. Il s'agit de rester centré sur la personne, sur son expérience personnelle et de lui permettre de se sentir entendue dans sa singularité.



L’écoute active : un rôle de l’entourage essentiel


Écouter vraiment est souvent plus complexe qu’il n’y paraît pour beaucoup de personnes. L’écoute active demande une attention complète, sans distraction (je ne réfléchis pas à ma liste de courses ou de ne pas oublier de m'inscrire au cours de gym en même temps), ni en réfléchissant à ce que je vais dire alors que le personne n’a pas fini de parler. Cela nécessite de laisser la personne s’exprimer à son rythme, sans l’interrompre.

Pour être sûr.e de bien écouter, reformuler ce qui a été dit, poser des questions ouvertes et accepter les silences accompagnent le processus. L’objectif n’est pas de trouver immédiatement des solutions mais d’offrir un espace sécurisé où la parole peut se déposer et la personne se sentir réellement écoutée. Très souvent, le simple fait d’être écouté.e permet déjà d’alléger une partie du poids ressenti.



Le non-jugement : créer un espace de confiance

La manière dont on perçoit la personne en difficulté peut profondément agir sur son état. Le jugement, même subtil, qu’il soit verbal ou non verbal (nos expressions, nos postures), peut renforcer la honte, la culpabilité ou le repli sur soi. À l’inverse, une attitude non jugeante facilite l’ouverture et la confiance.

Ecouter sans juger ne veut pas dire d’approuver tous les comportements mais plutôt de reconnaître que chacun agit en fonction de ses ressources, ses limites et son histoire. Cette posture peut faire la différence pour permettre à la personne de s’exprimer librement sans craindre d’être critiquée ou rejetée.



Respecter le rythme de l’autre

Si possible, le rôle de l'entourage est de pouvoir accepter que chaque personne évolue à son propre rythme face aux difficultés. Certains vont avoir besoin de parler longuement tandis que d’autres auront besoin de silence. Certains avancent rapidement, d’autres plus lentement, avec parfois des périodes de stagnation.

L’entourage peut apprendre à respecter ce tempo, en faisant du mieux qu’on peut, et même s’il ne colle pas avec ses propres attentes (ce qui est souvent difficile pour de nombreuses personnes). Vouloir accélérer le processus ou imposer des solutions peut amener une pression supplémentaire, malgré l’intention très louable de voir la personne aller mieux. C’est accepter de ne pas maîtriser le chemin de l’autre.


Pour mieux comprendre les étapes du changement, c'est ici



Offrir un soutien concret au quotidien


Des gestes simples peuvent avoir un impact significatif. Que ce soit aider dans les tâches quotidiennes, proposer une sortie, préparer un repas ou simplement passer du temps ensemble peut apporter un grand soutien.

Ces actions doivent toutefois être proposées et non imposées, en demandant l’accord de la personne, afin de respecter son autonomie et d’éviter toute impression d’intrusion ou d’assistanat.



Encourager sans minimiser


Encourager une personne en difficulté peut être constructif, si la souffrance n’est pas niée ou en ne forçant pas une vision positive mais plutôt en soulignant les efforts et les avancées, même à petites échelles.

Des encouragements sincères, ancrés dans la réalité, peuvent renforcer la confiance en soi. À l’inverse, des injonctions comme “sois fort.e” ou “pense positif” peuvent engendrer de l'incompréhension. L’encouragement a pour objectif de soutenir, pas de contraindre.


Pour mieux comprendre nos besoins psychologiques, c'est ici



Savoir orienter vers une aide professionnelle


Parfois, le soutien de l’entourage n’est pas suffisant. Lorsque la souffrance est profonde et/ou persistante, faire appel à un professionnel peut s’avérer nécessaire. Psychologues, thérapeutes et/ou médecins disposent d’outils adaptés pour accompagner ces situations.

Le rôle de l’entourage est alors d’encourager cette démarche avec respect et sans pression, en respectant le rythme de la personne. Demander de l’aide est une preuve de courage et non de faiblesse.

Les Psys du Cœur proposent des consultations gratuites assurées par des psychologues bénévoles.



Se préserver : une nécessité, pas un luxe


Soutenir une personne en difficulté peut s'avérer éprouvant. Si l’implication émotionnelle est trop intense ou prolongée, un épuisement peut survenir. Il est donc essentiel de se préserver et reconnaître ses propres limites. 

Il est impossible d’être disponible en permanence et il est sain de pouvoir dire non lorsque cela est nécessaire. Il est important de déléguer quand on se sent pas la capacité d'être là pour la personne souffrante. 



Poser des limites pour une relation saine


Poser des limites n’est pas un manque d’empathie mais une condition primordiale pour éviter la surcharge émotionnelle et maintenir l’équilibre de la relation.

Exprimer ses besoins, définir des moments de disponibilité ou refuser certaines demandes est essentiel. Une relation d’aide équilibrée repose sur le respect mutuel, et non sur le sacrifice.



Maintenir son propre équilibre de vie


C’est pourquoi il est important de conserver ses propres repères : continuer ses activités, voir ses proches, prendre du temps pour soi...

Ces moments permettent de prendre soin de soi, de prendre du recul et d’éviter de se laisser submerger. C’est alors bénéfique à la fois pour soi-même et pour la personne accompagnée.

L’association UNAFAM propose des accompagnements pour les personnes dont l’un de leur proche a un trouble ou un handicap psychologique.



Accepter ses limites et lâcher prise


L’un des aspects les plus difficiles est d’accepter que l’on ne peut pas tout résoudre. Malgré toute la bonne volonté, certaines situations échappent au contrôle de l’entourage.

Reconnaître cette réalité permet de réduire ou d’éviter le sentiment de culpabilité et/ou d’échec. Aider ne signifie pas guérir la personne mais être présent.e dans son cheminement. Le changement se fait toujours par la personne concernée.

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La patience : une alliée indispensable


Les périodes de difficulté peuvent être longues et irrégulières. Il peut y avoir des progrès mais aussi des retours en arrière. Cela peut faire peur, irriter ou attrister l’entourage. La patience est alors essentielle pour être présent sans se décourager.

Accepter ces fluctuations permet de garder une posture plus bienveillante et réaliste. Le soutien s’effectue dans la durée et non dans une obtention de résultats immédiats.


Vous souhaitez un conseil adapté à votre situation ? Contactez-moi dès maintenant, ce sera avec plaisir d'échanger.


Vous souhaitez prendre rdv ? C'est ici


Bien à vous,

Laurie Le Borgès



Ressources complémentaires :

  • psycom.org : informations sur la santé mentale, brochures claires et accessibles

  • app MindDay, Moodnotes, Rootd ... : applications de soutien psychologique



 
 
 

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